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Articles taggés avec ‘résistance’

22 février 1943 - 22 février 2013 : souvenons-nous de la «Rose blanche»

Vendredi 22 février 2013

Il y a 70 ans, trois étudiants allemands d’une vingtaine d’années, Sophie Scholl, son frère Hans et leur ami Christoph Probst étaient guillotinés à Munich.

Leur crime est d’avoir dénoncé le nazisme dans le cadre d’un mouvement clandestin, «La Rose blanche» (Die Weiße Rose en allemand). Portés par leur foi, au péril de leur vie, ils ont pendant plusieurs mois mobilisé leurs camarades de faculté et distribué des tracts…

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Sophie Scholl, son frère Hans et leur ami Christoph Probst

Les combattants de l’ombre

Lundi 10 octobre 2011

Cette semaine s’annonce riche en émissions sur l’Histoire : Hiroshima, Jack l’Éventreur, la peine de mort…

Les médias racontent l’Histoire

Signalons en particulier le premier de trois épisodes consacrés à la Résistance, mercredi 12 octobre, sur Arte, à 20h40 (épisodes suivants : 19 et 26 octobre) : Les combattants de l’ombre.

Ce documentaire de Bernard George se distingue par une approche européenne de la lutte contre le nazisme. Il présente les témoignages de survivants originaires de quatorze pays européens.

Ces combattants de l’ombre nous émeuvent avec des histoires très différentes : tel a participé à un commando international qui a détruit le pont ferroviaire qui assurait les transports de troupes en Grèce ; telle raconte comment des soldats allemands l’ont aimablement raccompagné chez elle après qu’elle eut fait une chute de vélo avec sa valise pleine de livres séditieux…

Des images d’archives inédites, de minutieuses reconstitutions viennent illustrer leurs propos et offrent un nouveau regard sur cette époque.

Les combattants de l’ombre (premier épisode)

À lire aussi sur Herodote.net : Les Allemands contre Hitler   La Résistance en France

La Bible et l’Occupation en images

Mardi 8 décembre 2009

Voici deux ouvrages qui valent le détour. Le premier est une oeuvre rare, dans un coffret en 3 volumes : La Bible de Jérusalem : vingt siècles d’art (Éd. Le Cerf/RMN, 295 €), avec 2144 pages et 400 reproductions.

À défaut de vous offrir ce coûteux coffret, vous pouvez savourer la belle présentation qu’en a faite le magazine Pèlerin et lire l’interview de son promoteur, Jean-François Colosimo.

La Bible en oeuvres d’art    Entretien avec JF Colosimo

Paroles de l’ombre, lettres et carnets des Français sous l’Occupation (Les Arènes, 34,80 €) s’adresse à un vaste public : collégiens, amateurs etc.

Ce «livre objet» comporte d’innombrables photos et des textes concis, ainsi qu’une centaine de fac-similés plus vrais que nature. Voici sa présentation dans le précédent numéro de Pèlerin (avec un billet d’André Larané)…

Paroles de l’ombre

Une lecture pour le Président

Jeudi 22 octobre 2009

L’Élysée rappelle l’obligation dans les lycées français de lire le 22 octobre la lettre de Guy Môquet, otage fusillé par les nazis à Châteaubriant. Cette immixtion dans le travail des enseignants traduit une singulière ignorance de l’Histoire.

Les nazis avaient coutume en France de laisser à leurs victimes quelques minutes pour écrire à leurs proches avant de les fusiller, aussi cette lettre n’a-t-elle hélas rien d’exceptionnel et l’on aurait pu offrir à la réflexion des élèves des lettres de véritables combattants, tel Honoré d’Estienne d’Orves, ou des lettres de lycéens qui se sont dressés contre le nazisme, comme les cinq martyrs du lycée Buffon.

Rappelons que Guy Môquet, fils d’un député communiste arrêté pour s’être opposé en 1939 à la guerre avec l’Allemagne, a été lui-même incarcéré avant d’avoir pris conscience du seul combat qui comptait à son époque, celui contre le nazisme. Le général de Gaulle, à la Libération, lui a néanmoins reconnu la qualité de résistant par opportunisme politique, afin d’amadouer le très influent parti communiste.

Par-delà l’équivoque qui entoure l’itinéraire de Guy Môquet, on peut se demander s’il est judicieux de la part du président Nicolas Sarkozy, engagé dans de subtiles négociations européennes, de réduire la mémoire nationale au dernier conflit avec nos amis allemands.