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chaque fois que l’actualité de l’Histoire le justifie

Articles taggés avec ‘Obama’

Réélection de Barack Obama

Mardi 6 novembre 2012

En ce premier mardi de novembre a lieu, comme tous les quatre ans, l’élection des grands électeurs qui choisiront le futur président des États-Unis.

L’élection se traduit par la victoire très nette du camp démocrate et, donc, la reconduction de Barack H. Obama à la présidence, face au candidat républicain Britt Romney.

Voici l’histoire de cette présidence et des modalités électorales…

Le président, les élections et les partis

Barack Obama et ses prédécesseurs

La Constitution américaine

Obama retire ses troupes combattantes d’Irak

Mardi 31 août 2010

Le président Obama annonce solennellement, depuis le Salon ovale de la Maison Blanche, le retrait ce jour des derniers combattants américains encore présents en Irak. Il laisse néanmoins pas moins de 50.000 «conseillers militaires» dans ce pays, pour assister l’armée et la police locales.

Depuis leur intervention unilatérale, en avril 2003, les Américains ont perdu 4400 hommes en Irak.

Vers un monde dénucléarisé ?

Jeudi 8 avril 2010

Les présidents russe Dmitri Medvedev et américain Barack Obama ont signé à Prague, le 8 avril 2010, un nouveau traité START (Strategic Arms Reduction Talks) de désarmement nucléaire. Ce traité prévoit que chacun des deux pays réduise son arsenal d’ogives nucléaires d’un tiers en sept ans, de 2.200 à 1.550. Il s’inscrit dans une longue lignée de traités de désarmement qui ont abouti à une réduction indéniables des arsenaux des deux pays : en 1969, le traité SALT (Strategic Arms Limitation Talks) a limité le nombre d’équipements anti-balistiques et les armements offensifs stratégiques ; en 1986, le traité FNI (Forces nucléaires de portée intermédiaire) a supprimé les fusées nucléaires de moyenne portée installées en Europe (SS-20 et Pershing) ; en 1991 enfin, un premier traité START a abouti à une réduction de 30% des armes nucléaires des deux pays.

Fort de ce succès, Barack Obama a réuni à Washington, le 13 avril suivant, les dirigeants de près de 50 pays, afin de sécuriser leurs stocks d’uranium et de plutonium et d’éviter qu’ils ne tombent dans les mains de groupes terroristes. Les 47 pays signataires de l’accord final se sont également engagés à empêcher les acteurs non étatiques à obtenir des informations concernant les technologies nucléaires.

La prochaine échéance pour Barack Obama est la révision du TNP (traité de non-prolifération des armes nucléaires), entré en vigueur en 1970, en mai 2010, à l’ONU (New York). Les États-Unis, qui souhaitent isoler un peu plus la Corée du Nord et l’Iran, ont annoncé début avril une modification de leur doctrine nucléaire. Ils se sont engagés à ne pas utiliser l’arme atomique contre des pays non nucléaires qui respectent le TNP, même si ceux-ci emploient des armes biologiques ou chimiques.

Barack Obama a la santé

Dimanche 21 mars 2010

Quinze mois après son accession à la présidence des États-Unis, Barack Obama obtient de la Chambre des représentants, par 219 voix contre 212, l’adoption de sa réforme du système de santé américain. Déjà adoptée par le Sénat, cette réforme permettra à 32 millions d’Américains supplémentaires et 95% de la population du pays de bénéficier d’une couverture sociale.

Par ce succès qui doit beaucoup à sa ténacité et à son sens de l’État, le président Obama démontre ses qualités d’homme d’État. Il a désormais les mains libres pour aborder les autres chantiers de son mandat, en particulier la gestion du dossier israélo-palestinien.

Obama Prix Nobel de la paix

Vendredi 9 octobre 2009

Si l’on en croit le président américain Barack Obama, ses filles l’ont réveillé ce 9 octobre 2009 en lui annonçant : «Formidable ! Nous avons un week-end de 3 jours, c’est l’anniversaire de notre chien et tu as le prix Nobel de la paix».

Le week-end de 3 jours vient de ce qu’aux États-Unis, le deuxième lundi d’octobre est chômé en l’honneur de Christophe Colomb («Columbus Day»). Le prix Nobel de la paix semble quant à lui motivé par les efforts du président pour sortir son pays des impasses où l’a conduit son prédécesseur. Les jurés de Stockholm ont sans doute aussi souhaité lui apporter un coup de pouce face à ses opposants et ses interlocuteurs. Le succès reste à confirmer…

Rendez-vous avec l’Histoire

Samedi 6 juin 2009

Le président Barack Obama assiste ce samedi 6 juin aux festivités commémoratives du Débarquement de Normandie, aux côtés du prince héritier Charles d’Angleterre, du président français Nicolas Sarkozy ainsi que du Premier ministre britannique Gordon Brown et du Premier ministre canadien Stephen Harper, qui a été invité en toute discrétion…

Avec cette cérémonie, le président américain conclut un périple qui l’a mené au Caire, pour un discours mémorable sur l’islam et une visite des Pyramides, à Buchenwald (Allemagne), pour un pèlerinage au camp de concentration, et à Paris, pour une visite privée de Notre-Dame. Cette attention portée à l’Histoire et à ses rapports avec l’actualité est assez exceptionnelle chez un chef d’État contemporain pour être soulignée…

À lire sur Herodote.net : 6 juin 1944 : le débarquement de Normandie

Un président «Noir» à l’Élysée

Vendredi 7 novembre 2008

Depuis l’élection de Barack Obama, la presse française rivalise de sondages sur le thème : «Voteriez-vous pour un candidat noir à l’Élysée ?» et chacun de disserter sur les blocages hexagonaux.

Notons d’abord que les sondages seraient plus pertinents avec une question du genre : «Si le meilleur candidat à l’Élysée de votre point de vue était noir, voteriez-vous malgré tout pour lui ?». Notons aussi que les Français, bien avant les Américains, ont été à deux doigts d’avoir un métis à l’Élysée sans que d’ailleurs l’éventualité fit frémir quiconque ! C’était en 1968 et le Sénat était alors présidé par Gaston Monnerville.

Gaston  Monnerville (1897-1991)Ce petit-fils d’esclave né en Guyane le 2 janvier 1897, élève brillantissime à la faculté de droit de Toulouse, sous-secrétaire d’État aux colonies en 1937 et 1938, était devenu sénateur du Lot (Gauche démocratique) en1948. Élu à la présidence du Sénat le 4 octobre 1958, au tout début de la Ve République, il s’oppose avec vigueur au projet gaullien d’élire le président de la République au suffrage universel et lance à ce propos l’accusation très grave de «forfaiture» (non sans fondement juridique).

Pendant les événements de Mai 68, quand le président de Gaulle s’éclipse à Baden-Baden, il s’en faut de peu qu’il n’assure la présidence de la République par intérim comme le prévoit la Constitution. Il s’en prend ensuite au projet de De Gaulle d’un nouveau référendum qui viserait à réduire le rôle de la haute Assemblée et, pour marquer son opposition, démissionne de la présidence du Sénat le 5 octobre 1968 (il n’a encore «que» 71 ans). Il est remplacé par Alain Poher. Sept mois plus tard, le 28 avril 1969, c’est ce dernier qui devient président de la République par intérim, le président de Gaulle ayant démissionné après l’échec de son référendum. Alain Poher assumera une deuxième fois l’intérim après la mort du président Pompidou, le 2 avril 1974 (Gaston Monnerville avait démissionné de son siège de sénateur un mois plus tôt, le 5 mars 1974).

L’exemple de Gaston Monnerville, aujourd’hui inconcevable, illustre le recul de la «diversité» au sein de la classe politique française au cours du dernier demi-siècle en dépit d’une très importante immigration. Ce recul concerne aussi les femmes, moins nombreuses parmi les élus qu’au début de la IVe République. À cela une raison principale : le cumul des mandats, qui permet à quelques jeunes hommes bien nés de consolider d’une élection à l’autre leur assise politique et d’exclure tous les francs-tireurs de la compétition.