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Le Flash d’Hérodote

chaque fois que l’actualité de l’Histoire le justifie

Articles taggés avec ‘Nicolas Sarkozy’

Vie publique, vie privée

Lundi 10 octobre 2011

Carla et Nicolas Sarkozy en couverture de Point de vueOctobre 2011 : pour la première fois depuis les débuts de la République française, un nouveau-né sera enregistré au palais de l’Élysée, résidence officielle du Président.

Ce choc entre vie familiale et vie publique n’est pas chose nouvelle. Sous l’Ancien Régime et plus loin encore au Moyen Âge, le chef de l’État est en permanence en représentation…

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À qui reviennent les manuscrits coréens de la BNF ?

Dimanche 28 novembre 2010

Le 12 novembre 2010, en marge du sommet du G20, à Séoul (Corée du Sud), le président Nicolas Sarkozy a promis à son homologue sud-coréen de lui restituer 297 manuscrits coréens anciens…

Cette décision sans guère de précédent suscite l’indignation des responsables du patrimoine.

Elle s’inscrit néanmoins dans une tendance inéluctable, selon Jean-Michel Tobelem, spécialiste en muséologie, auquel nous avons demandé son avis.

L’analyse de Jean-Michel Tobelem

La pétition des conservateurs de musées et bibliothèques

On peut lire aussi sur le sujet l’analyse originale et très critique de l’historien Mickaël Bertrand : Mémoires du monde vs histoire(s) politique(s) : l’affaire des manuscrits coréens.

1974-2007 : Sarkozy comme Giscard (II)

Lundi 15 novembre 2010

Un bon moyen de faire abstraction de ses préférences personnelles lorsqu’on porte un jugement sur un président de la République est d’attribuer ses faits et gestes à son adversaire des élections et d’examiner quoi en penser.

C’est ainsi que nous avons procédé avec Valéry Giscard d’Estaing comme avec Nicolas Sarkozy. Le résultat est éclairant…

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Nicolas Sarkozy injustement tancé par l’Europe

Mardi 14 septembre 2010

Le 14 septembre 2010, Viviane Reding, commissaire européenne chargée de la Justice, des Droits fondamentaux et de la Citoyenneté, élève le ton (en anglais !) et s’en prend à la politique de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement concernant les Roms.

Interviewée là-dessus par la radio-télévision belge, elle déclare (en français, sa langue maternelle) : «Nous avons eu, de sinistre mémoire, les déportations pendant la deuxième guerre mondiale. Allons-nous recommencer cela ? Ce serait la fin de l’Europe. Je dis non et, en tant que gardienne des traités, je m’y oppose».

Retrouvant quelques jours plus tard les autres chefs d’État et de gouvernement à Bruxelles pour préparer le G20 du 12 novembre, Nicolas Sarkozy s’en prend vivement à la commissaire, absente. Le ton monte avec le président de la Commission. On manque d’en venir aux insultes.

Énorme malentendu. Lancées avec éclat en plein été, pour tenter de faire oublier l’affaire Woerth-Bettencourt, les expulsions de Roms roumains n’ont, en-dehors de leur aspect électoral et médiatique, aucune incidence concrète, sinon leur coût. Les Roms reconduits à la frontière avec un pécule ou rapatriés en avion peuvent en effet revenir en France comme ils le souhaitent.

La Commission européenne et la gauche européenne se méprennent en attaquant le président français sur sa politique migratoire. Celle-ci, en dépit des discours et des apparences, est la plus libérale qu’ait jamais menée un gouvernement français.

Depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur en 2002, la France accueille plus d’immigrants que jamais, d’Afrique et d’Asie, réguliers et clandestins. Les chiffres officiels de l’INSEE font état d’environ 200.000 entrées par an. En plus de cela, les préfets se plaignent en catimini du grand nombre de régularisations opérées en haut lieu par-dessus leur tête, au mépris des lois.

Conséquence de cette nouvelle fournée migratoire, le nombre d’enfants dans les écoles est à nouveau à la hausse, spécialement dans les quartiers «difficiles».

Cette politique «immigrationniste» répond aux attentes de la droite néolibérale et des des milieux d’affaires, représentés par Jacques Attali et Alain Minc, qui voient dans l’afflux d’immigrants, en particulier clandestins, un moyen de pression à la baisse sur les salaires et les conditions de travail.

L’été des Roms&nsbp;&nsbp;&nsbp;&nsbp;&nsbp;&nsbp;&nsbp;Europe et immigration

L’Histoire de France au musée !

Dimanche 5 juillet 2009

Parmi les nombreuses annonces de Nicolas Sarkozy, il en est une qui a retenu l’attention des historiens, c’est le projet d’un musée de l’Histoire de France (13 janvier 2009)… Mais quelle forme lui donner et où l’installer ?

Le président de la République se dispose à faire son choix parmi les trois sites présélectionnés par les historiens : les Invalides, Fontainebleau, Vincennes. Lequel choisirions-vous à sa place ?

L’avis d’Herodote.net : Quel musée pour l’Histoire de France ?

Bon anniversaire, Monsieur le Président !

Mercredi 6 mai 2009

Dans la première année de leur présidence :
- Valéry Giscard d’Estaing a notamment abaissé la majorité de 21 à 18 ans et légalisé l’avortement,
- François Mitterrand a notamment aboli la peine de mort et instauré la décentralisation,
- Jacques Chirac a supprimé le service militaire,

Tandis que Nicolas Sarkozy entame sa troisième année à l’Élysée, pouvez-vous citer une ou deux réformes qu’il a déjà mises en oeuvre, de nature irréversible, qui ont changé la vie des Français et dont l’Histoire gardera le souvenir ?

Vous pouvez donner votre opinion et laisser un commentaire : restez courtois et précis ; citez deux réformes au maximum et ne dépassez pas cinq lignes au total…

Les Réformes ratées du président…

Mercredi 25 mars 2009

Non, Les Réformes ratées du président Sarkozy (Flammarion, mars 2009, 18€) n’est pas un énième pamphlet contre le chef de l’État mais un authentique essai d’Histoire économique et sociale…

Dans une langue claire et élégante, accessible à tous, les auteurs, Pierre Cahuc, professeur à Polytechnique, et André Zylberberg, directeur de recherches au CNRS, analysent les obstacles que doivent affronter les réformateurs, au gouvernement comme au Parlement, en France et à l’étranger, aujourd’hui comme hier.

lire notre commentaire du livre

2009 comme 1914 ?

Jeudi 5 février 2009

Accoutumé aux formules à l’emporte-pièce, le président Nicolas Sarkozy n’a pas craint, lors de sa conférence télévisée du 5 février 2009, d’assimiler la crise en cours à «la plus grande crise depuis un siècle». Plus grave que la Grande Dépression de 1929 ? que la Grande Guerre de 1914-1918 ? que la Seconde Guerre mondiale ? Rien heureusement ne permet d’affirmer qu’il en sera ainsi et l’on peut penser que le Président de la République, peu au fait de l’Histoire et de la chronologie, a confondu siècle et demi-siècle.

Élève Sarkozy, révisez votre cours d’Histoire

Jeudi 8 janvier 2009

Lors de sa conférence de presse, le président de la République française a été interpellé avec courtoisie par Laurent Joffrin, directeur de Libération, qui lui a demandé : «N’êtes-vous pas en train de préparer un pouvoir personnel, une monarchie élective ?»

À quoi Nicolas Sarkozy a répondu : «Monarchie, ça veut dire héréditaire. Vous croyez donc que je suis le fils illégitime de Jacques Chirac qui m’a mis sur un trône ? Monsieur Joffrin, un homme comme vous ! Dire une aussi grosse bêtise ! Moi, issu de la monarchie ? Ok, alors si la monarchie c’est l’élection, ce n’est plus la monarchie monsieur Joffrin. Ah non, excusez-moi monsieur Joffrin. Les mots ont un sens. Ils doivent l’avoir pour vous s’ils l’ont pour moi. Soit, c’est une monarchie donc c’est l’hérédité, dans ce cas là j’aimerais bien qu’on m’explique de qui je suis l’héritier. [...] Soit, c’est l’élection, dans ce cas-là ce n’est pas la monarchie.»

Pareil étalage d’ignorance ne peut manquer de surprendre de la part du détenteur de la légitimité nationale. Tout Français qui a été un tant soit peu attentif à ses cours d’Histoire du collège sait en effet que la monarchie (d’un mot grec qui désigne le pouvoir d’un seul) peut être élective aussi bien qu’héréditaire. Disons même que l’élection était, il y a mille ans, la règle et que l’hérédité n’est devenue la norme en Europe qu’au XIXe siècle !

Hugues Capet a été ainsi élu par les barons du royaume de même que tous ses descendants jusqu’à Philippe Auguste. C’est à partir de celui-ci que, s’étant accoutumés à une hérédité de fait, les Français ont érigé celle-ci en règle. Mais l’Allemagne, la Pologne, la Bohême, la Hongrie,… ont conservé l’élection comme mode usuel d’accession au trône…

Le mois précédent, en décembre 2007 à Rome, lors de sa nomination comme «chanoine honoraire de Saint-Jean de Latran», Nicolas Sarkozy avait déjà affiché ses libertés avec l’Histoire en présentant Clovis comme «le premier roi chrétien en Occident». Chacun sait que le roi des Francs fut le premier roi barbare baptisé dans la foi catholique (à une ou deux exceptions près) et que tous les autres rois barbares établis dans l’ancien empire d’Occident étaient déjà chrétiens mais de confession arienne.

En savoir plus avec Herodote.net : Baptême de Clovis à Reims        La monarchie

Nicolas Sarkozy n’est pas Louis XIV

Vendredi 19 septembre 2008

Nicolas Sarkozy-Louis XIV en  couverture du Nouvel Observateur

Dans son numéro du 11 septembre 2008, Le Nouvel Observateur dénonce le népotisme supposé du président Sarkozy et lui reproche pêle-mêle de pousser son étudiant de fils à la tête du département le plus riche de France, les Hauts-de-Seine, de venir au secours de son ami Martin Bouygues, patron de TF1, en faisant reposer entièrement sur l’impôt et non plus sur la publicité le financement des chaînes publiques, en limogeant un responsable de la police coupable d’avoir laissé des manifestants pénétrer dans le jardin de son ami Christian Clavier,…

L’hebdomadaire de gauche est dans son rôle en lançant ces attaques mais, curieusement, il illustre son dossier en représentant le président sous les traits de Louis XIV. C’est lui faire beaucoup d’honneur que de l’assimiler au plus prestigieux des souverains français ; c’est surtout commettre un énorme contresens historique car Louis XIV, qui n’était pas sans défaut, ne pouvait du moins être accusé de népotisme !

On ne peut reprocher au Roi-Soleil d’avoir mis l’État et l’intérêt général au service d’un intérêt particulier, fut-ce un ami personnel ou un proche parent. Bien au contraire, il a constamment manifesté la volonté de mettre son entourage et toute la noblesse au service de l’État, en récompensant les plus méritants comme il se doit (pensions pour les hommes de lettres talentueux, honneurs et charges pour les chefs de guerre,…). D’autre part son autoritarisme était limité par l’État de droit : ainsi n’a-t-il pu obtenir que Fouquet soit condamné à mort et n’a-t-il pu résister à la pression de l’opinion en faveur de la révocation de l’Édit de Nantes.