Le 11 janvier 2013, les Touareg et leurs alliés islamistes lancent une offensive en direction de la capitale Bamako. Cette guerre est la conséquence de plusieurs phénomènes croisés : la guerre en Libye qui a déstabilisé les populations sahariennes, le réveil des Touareg, l’usure du pouvoir malien, le repli vers le Sahara d’islamistes chassés d’Afghanistan etc.
Appelée à l’aide par le gouvernement malien, la France, ancienne puissance coloniale, ne peut se dérober. Elle envoie au Mali une force d’intervention rapide qui a vite fait d’arrêter l’invasion et de repousser les assaillants vers le nord.
Mais derrière les troupes françaises s’engouffrent les soldats maliens qui ne tardent pas à se venger de leurs humiliations et de leur impéritie sur les Touareg civils, au risque de leur faire regretter les exactions des islamistes. À ce stade de la guerre, il est à souhaiter que Paris remette le gouvernement de Bamako à sa place et accorde aux Touareg l’autonomie et la protection qu’ils sont en droit d’attendre.
Un demi-siècle après leur indépendance, le Mali et la plupart des pays d’Afrique subsaharienne apparaissent plus que jamais démunis avec des administrations, des armées et des économies à la merci des premiers venus, combattants islamistes ou compradores asiatiques.