Voilà plusieurs mois que les Occidentaux attendaient avec anxiété la conférence internationale de Copenhague sur le changement climatique. Réunissant du 7 au 18 décembre 2009 les délégués de 192 pays dont une centaine de chefs d’État ou de gouvernement, sous l’égide de l’ONU, cette conférence devait déboucher sur des engagements contraignants de tous les grands pays pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et limiter de la sorte à 2°C le réchauffement à venir, d’ici 2100.
En définitive, faute d’accord entre la Chine et les États-Unis, la conférence n’aura abouti qu’à une déclaration de principe. C’est toujours ça de pris, disent les optimistes…
Plus sûrement qu’à Copenhague, on peut discerner un changement de cap dans le fait qu’aux États-Unis, pour la première fois depuis un siècle, le nombre d’automobiles en circulation serait en train de diminuer. Le modèle américain serait-il sur le déclin? Pas en France en tout cas où le gouvernement multiplie les projets autoroutiers et donne un coup de fouet à l’industrie automobile, avec une coûteuse prime à la casse, au risque d’un effondrement brutal de cette même industrie à l’arrêt de la prime en 2010.