L’histoire et géographie mise à mal
De Jacques Le Goff à Jean Tulard, les plus grands historiens français montent au créneau et dénoncent dans une pétition le projet de supprimer l’histoire-géo en terminale scientifique…
Les signataires sont rejoints par de nombreuses personnalités du monde artistique et politique, orientées tant à gauche qu’à droite. On peut retrouver leurs noms sur le site du Journal du Dimanche…
Le ministre justifie la mesure par le souci d’alléger le travail des malheureux lycéens. D’aucuns suspectent la recherche effrénée de petites économies, même si celles-ci contredisent le discours officiel sur les vertus de l’Histoire et l’identité nationale.
Tags: enseignement, histoire et géographie, lycée


6 décembre 2009 à 17:48
signez la pétition de l’Association des professeurs d’Histoire et géographie :
http://spreadsheets.google.com/viewform?formkey=dEpuSnVqaTQzSFJYZllWYmxlZ25KRGc6MA
6 décembre 2009 à 18:04
Bonjour,
Notre nation, construction politique, est plus que tout autre fragile, et plus que tout autre à besoin du recours à l’Histoire pour se comprendre.
Dans un monde ou règne l’information immédiate, comment déterminer l’angle de compréhension sans les clefs que donnent la géographie …
Continuer à détruire l’enseignement de l’histoire et de la géographie, pire encore l’enseigner dans une langue étrangère, procède d’une mise sous tutelle, d’une volonté de remplacer le citoyen et son libre-arbitre, par un producteur/consomateur asservi.
Tout ceci, provenant d’agents de la finance mondiale ne peut pas surprendre, mais la signature de L. Jospin au bas du traité en faisant une obligation pour la France ne doit pas être oublié.
6 décembre 2009 à 18:06
Comment s’étonner qu’un homme dont ceux des ancètres qui combattirent en 14-18, ou avant, le firent dans les rangs des ennemis de la France soit partisan de ne plus enseigner notre histoire à nos enfants.
Ceci, en dépit des arguties et justifications des valets et autres comparses, a pour principal mobile la passion haineuse de nuire à la République Française et à ses citoyens.
Accessoirement, on pourrait lui proposer de partager l’expression d’un ancien collègue “quand j’entends le mot culture, je sors mon révolver.
Madame de La Fayette avait il y a environ un an fait les frais de cette bêtise haineuse, cette fois c’est l’histoire dans son ensemble
6 décembre 2009 à 18:08
C’est le résultat du lobby des “économistes” qui souhaitent marginaliser l’histoire-géographie
6 décembre 2009 à 18:10
Après l’orthographe c’est le tour de l’histoire et la géographie. C’est donc vraiment toute notre Histoire que nous allons perdre, les références, les valeurs que nous ont légués par nos ancêtres.
Qui a dit ” l’Histoire du futur est écrite dans le passé ” ? C’est vrai que nos hommes politiques eux même ne le savent pas, sinon ils réfléchiraient avant de refaire les mêmes bétises.
6 décembre 2009 à 18:14
J’ai du mal à croire que le motif de la suppression des cours d’histoire-géo soit la surcharge de travail des lycéens. A force de réduire les heures de cours, on se demande ce que les élèves vont bien apprendre. On supprime des heures de maths ici, l’histoire- géo là et ensuite quoi?
S’il y a des économies à faire ce n’est surement pas en supprimant l’enseignement d’histoire-géo, même si ça ne concerne qu’une partie des lycéens, quand on sait le niveau général des Français dans cette matière. C’est plutôt paradoxal au moment où l’on lance un débat sur l’identité nationale. Cette dernière résulte aussi bien de notre Histoire que de notre Géographie. On ne peut la comprendre si l’on connaît mal aussi bien l’une que l’autre.
6 décembre 2009 à 18:20
Après tout, pourquoi pas ?
Notre histoire est tellement déformée et brocardée, qu’ainsi si on l’oublie, elle restera peut être intacte à la place d’être déformée par le politiquement correct.
Quand à la géographie où est la France, perdue au milieu d’une Europe gouvernée par des technocrates dont l’une des dernières, hollandaise notoire, buveuse de bière voulait nous faire faire du vin rosé en mélangeant du blanc et du rouge !!!
Enfin pour les étudiants 2 H 30 de moins ce sera pratique, diminuant ainsi les matières, surtout en période de grèves à répétition
Comme cela le Bac sera encore plus facile de 90% de réussite, en continuant comme cela on devrait arriver très vite à 99%
Quel pays !
6 décembre 2009 à 18:28
L’ histoire et la géographie font connaître le monde et les hommes dans leurs relations et dans leur évolution, elles ouvrent l’esprit. Moins les gens ont de culture générale, plus ils ont l’esprit sec et étroit, plus ils sont faciles à manipuler et à diriger.
On a pu entendre des chefs d’entreprise se plaindre de la monoculture scientifique de leurs jeunes cadres : manque d’initiative, d’ idées nouvelles, de charisme…
Il faut rapprocher cette “réforme” de la volonté de supprimer l’épreuve de culture générale dans les grands concours (discriminatoire, paraît-il) et du dénigrement des lettres anciennes et de la littérature par un certain homme politique….
6 décembre 2009 à 18:29
Sarkozy, un sous doué à l’Elysée
Mais pourquoi tant de haine envers le corps enseignant en général et les chercheurs en particulier ? Tout simplement parce que Notre Majesté souffre du complexe du cancre parvenu. Président médiocre, il fut par le passé élève médiocre, bachelier médiocre et étudiant médiocre. Mais aucune trace de cette médiocrité dans son curriculum vitae. Et pour cause, il l’a customisé, l’animal. Officiellement Notre Souverain Eclairé serait titulaire d’une maîtrise de droit privé, d’un certificat d’aptitude à la profession d’avocat, d’un DEA de sciences politiques obtenu avec mention et aurait fait des études à l’Institut d’Etudes politiques de Paris. Waouh !
Mais alors pourquoi est-il aussi nul ? Tout simplement par que la plupart de ces titres universitaires sont faux. Une enquêtte menée par Alain Garrigou, professeur de sciences politiques à Nanterre le prouve.http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article219
En parcourant l’annuaire des anciens élèves de Sciences Po, il a pu constater que Sarkozy de Nagy Bosca n’y figure pas, ce qui signifie qu’il n’a pas mené ses études à leur terme et ne peut donc se parer du titre d’ancien élève réservé aux seuls diplômés. Et son DEA ? Pourquoi n’en trouve-t-on aucune trace dans les archives de Paris X Nanterre ? Tout simplement parce que si le candidat Sarkozy apparaît bien dans le procès verbal de la première session, il est ajourné pour ne pas s’être présenté à l’épreuve écrite terminale et n’avoir pas rendu son mémoire. Et son certificat d’aptitude à la profession d’avocat ? Obtenu sur le fil avec la note médiocre de 20 /40 (7/20 à la première épreuve et 13/20 à la seconde)
Mais rappelons aussi, pour compléter le tableau, les notes obtenues au bac par le candidat 18917 en 1973 (Jury 80, lycée Molière) : 7/20 à l’épreuve écrite de français et 12 à l’oral (voilà pourquoi il s’exprime toujours dans un idiome approximatif), 9/20 en philo, 8/20 en maths (il a néanmoins su s’augmenter de 200 % !), 10/20 en anglais (”magnifical” s’exclama-t-il un jour en présence de la reine d’Angleterre) et 11/20 en économie (on n’est pas sorti de la crise !). Avec 142 points sur 300, le médiocre petit candidat fut recalé et fut obligé de se présenter au repêchage.
Ne nous étonnons donc plus des propos méprisants qui sortent donc de la bouche de ce vilain petit personnage médiocre et rancunier qui a tant souffert de ne jamais avoir été reconnu à sa juste valeur par ses professeurs.
6 décembre 2009 à 18:38
Certes il faut bien arrêter, un jour, de passer des examens d’histoire-géographie mais l’histoire tout comme la géographie sont les grammaires qui nous permettent de comprendre le monde qui nous entoure. Ces deux matières doivent absolument faire partie du tronc commun du cursus de l’enseignement secondaire en France.
Le programme serait trop chargé, c’est possible mais les vacances sont aussi les plus longues d’Europe. Rédiger un devoir d’histoire ou faire un exposé oral dans cette matière est également un moyen d’apprendre à s’exprimer correctement en français, il y a là une double utilité.
Le débat actuel sur l’identité nationale tellement dévoyé en conflit sur l’intégration des minorités visibles souligne qu’il est important de s’entendre sur le dénominateur commun de la nation, l’identité commune à tant d’individus différents. Il y a quelques années, à la journée du livre politique, l’un des thèmes majeurs du débat était de savoir qu’est-ce que la Nation? Si les lycéens n”apprennent plus comment elle s’est formée comment vont-ils se définir?
6 décembre 2009 à 18:51
Débat sur l’Identite national d’un coté, abandon de l’enseignement de l’Histoire et la Géographie de l’autre!!! On marche sur la tête? Non, on fait de la politique électoraliste.
6 décembre 2009 à 18:57
A l’heure de ce (faux)-débat sur l’identité nationale, il semble particulièrement absurde d’envisager la suppression de cet enseignement en classes terminales. Comment le citoyen pourra-t’il se situer en lieu et en temps dans un monde de plus en plus globalisé ?
A quand la suppression de l’enseignement de la grammaire ?
6 décembre 2009 à 18:59
Naturellement,il ne faut surtout pas isoler cette décision de l’évolution pratiquée concomitamment sur le reste de la société: dissémination générale,sous prétexte de sécurité,pour faire passer la pilule, de caméras qui suivent tout le monde ( y compris ceux qui n’ont rien à se reprocher et qui sont encore majoritaires ),passeport biométrique infalsifiable prélu- dant la “puce” implantée sous la peau,destruction des professions libérales ( regroupement des “Commissariats aux comptes” qui vont dépendre de deux ou trois grosses multinationales yankees ( on peut deviner ce que deviendra “l’intelligence économique” dans ce nouveau contexte); disparition du notariat,scandaleuse rémanence de l’Ancien Régime donc les attributions des notaires= aux avocats;disparition des huissiers leurs attributions données aussi à l’avocature(?),etc…Il s’agit de réduire au maximum tout ce qui est occasion dans la vie professionnelle de développer le SENS CRITIQUE, nous sommes en plein devant l’instal- lation devant nos yeux,de matrices qui formeront la caste des “béta-moins”
(relire l’ouvrage que l’actualité remet de plus en plus à l’ordre du jour:
“Le Meilleur des Mondes” d’H.Huxley). Pour se garder de toute polémique,on laisse de côté la bio-éthique,les politiques néo-natales
eugénistes ( sans le dire),et familiales(d’affaiblissement de la famille naturelle).
Il est donc tout à faire logique que le contenu des instances de formation des générations à venir portent les stigmates de ces modifications en enregistrant dans les institutions des mesures congruentes à cette nouvel-le projection du monde souhaitable à venir. Quelle matière enseignée peut mieux que l’histoire et la philosophie apprendre à l’individu que le premier danger qui le guette c’est de déglutir sans réfléchir,ce que la puissance de l’heure tient à lui faire avaler.L’option réitérée du “Tout scientifique”,pos- tule des esprits obéissants curieux seulement de la chose quantifiable et reproductible… Quoi de plus facile donc à mettre sous le joug qu’une armée de zombies ?
[Voir la portion congrue laissée à l'histoire dans l'enseignement sous les deux Empires,(sinon la diffusion d'une seule histoire "officielle"),ou,ail-leurs, dans les régimes dits "forts" qui essaient d'éradiquer ainsi à la source toute vélléités de contestation.]
C’est pourquoi,je crains que cette pétition(que je signerais des deux mains si je le pouvais) ne revienne finalement,replacée dans un contexte global,qu’à secouer le thermomètre pour faire tomber la fièvre.
6 décembre 2009 à 19:01
Carton jaune !
On peut penser ce que l’on veut de la réforme de l’enseignement de l’histoire - mais encore faudrait-il donner tous les élements et ne pas occulter le fait que l’horaire de cette matière est renforcé en classe de première - mais je ne vois pas ce que les malheureux restaurateurs chinois ont à faire dans cette galère franco-française. Hérodote stigmatise t’il toujours les barbares dans ses éditoriaux au XXIème siècle ?
Michel Poté
6 décembre 2009 à 19:07
Bonjour à tous, comment un ministre ou un gouvernement peut-il supprimer des cours où l’on découvre que nous sommes une terre de liberté, de respect quoiqu’en disent certains esprits extrêmes, où notre pays au fil de ses fleuves, routes et sommets nous fait découvrir des sites magnifiques avec ses légendes et histoires au passé riche, avec ses écrivains, ses hommes politiques, militaires ou simples citoyens qui ont oeuvré pour que nous puissions nous exprimer aujourd’hui.
Qu’il est déjà dramatique de constater au regard de quelques émissions télévisées les lacunes dans ce domaine, ou encore des ingénieurs, des commerciaux dans l’entreprise incapables de situer un évènement historique dans sa chronologie, (Danton avec Clémenceau ou Joffre débarquant en Normandie avec Platoon (oui c’est du vécu récent), ou encor confondre Jaurès avec les Aurès, voir l’Isère affluent de la Loire et Nantes près de Marseille en Bourgogne ….). Ces hommes font perdre une crédibilité à leur entreprise et sont ou seront les premiers dans les priorités de dégraissage. Comment faire confiance à des salariés maîtrisant leur domaine, mais incapable d’aligner deux mots de français et peu respectueux de leur passé. Un peuple a besoins de connaître ses racines pour en tirer des conclusions et construire son avenir. Pour une fois Mesdames, Messieurs les enseignants seront certainement d’accord avec ce ministre qui allège leur temps de travail! Il est vrai plus on le peuple est ignorant mieux on le manipule.
6 décembre 2009 à 19:12
Entièrement d’accord avec la suppression de l’histoire et le géographie au bac dans les sections scientifiques, techniques et/ou technologiques. J’irai même jusqu’à suggérer la suppression de la philosophie dans ces sections. Par contre, je serais très favorable à leur maintien en tant que matières OPTIONNELLES qui seraient sans doute mieux vécues par les élèves, alors forcément volontaires, donc plus motivés.
Il y aurait de toutes façons un grand nettoyage à faire dans ce fatras qu’on ose encore appeler “éducation nationale”, ne serait-ce qu’au niveau de l’enseignement des langues. Comment se fait-il qu’après 7 années d’Anglais tant de jeunes soient incapables de soutenir une conversation simple dans cette langue ? C’est honteux ! Quel gâchis !
6 décembre 2009 à 19:25
Profondément croyant que une culture générale est nécessaire à tous les citoyens, je crois que cette décision est d’une totale “idiotie”.
Mais, je nuance. Prenant comme exemple les USA, pays à la pointe de pratiquement toutes les découvertes, consultez les prix Nobels scientifiques, est-il absolument VITAL de connaître ce que ce ministre veut supprimer dans les dernières années d’études ?
Une élite américaine, disons 1%, je suis généreux, connait l’histoire de l’humanité.
Cela rend-t-il ce pays moins performant dans les domaines de la médecine, de la physique, etc….?
Demandez donc à un prix Nobel de médecine américain qui a assassiné Henri IV ?
Déjà en France vous vous heurterez à un mur d’ignorance.
Conclusion : donnons aux étudiants scientifiques, la plus large connaissance générale de base, mais “cré vin diou” faisons-en des scientifiques de haut niveaux. Ne laissons plus les USA raffler tous les prix NObel !!
L’intelligence est universelle, je le pense.
Tant que les pays musulmans garderont l’islam comme guide, ils contuniront à suivre le reste du monde. Il y a des millions d’hommes et de femmes brillants qui n’attendent que le droit d’étudier sans “chappe de plomb” religieuse.
J’en connais.
Après ce mail, j’espère n’avoir choqué quiconque. Si cela était, je lui présente mes excuses.
Je précise que je vis en Belgique et que je suis d’origine franco-italienne.
6 décembre 2009 à 19:29
Bonsoir, Pauvres petits surchargés !!! ce n’est pas les études qui les fatiguent mais tout ce qu’il font en dehors des études et c’est pareil pour les plus jeunes (télé, internet, console, etc….
6 décembre 2009 à 19:30
Hérodote semble évoluer de plus en plus vers la tribune politique ,d’ailleurs anti-gouvernementale .C’est gènant et hors de propos :il y a assez,voire trop, de médias pour ça.Laissez nous un peu tranquilles,ce n’est pas ce qu’on cherche dans un livre d’histoire !
6 décembre 2009 à 19:38
Après la musique, le dessin …. matières non nobles voire ignobles pour notre élite, voilà l’histoire/géo mis au banc de notre société … avant la remise en cause de la philo ??? pauvre et triste pays qui ne pense que par des analyses mercantiles et surtout électoralistes … l’avenir n’est il possible que par les maths, les maths, les maths et l’économie ????? réveillons nous, notre élite ne peut se passer de philo, d’art graphique, de musique, d’histoire…
Michelet … reviens ils sont devenus fous …..
6 décembre 2009 à 19:39
Dans un pays où règnent la bêtise, la volonté du moindre effort et l’inculture de masse, rien ne peut plus me surprendre.
Ce n’est pas pour autant qu’il faut entrer dans le jeu.
Ce n’est pas une question de “politique” mais un impératif de révolte contre la médiocrité “à tous les étages”.
Mon pauvre pays!
6 décembre 2009 à 19:43
L’Histoire en danger en Terminale Scientifique alors que nos meilleurs élèves sont le plus souvent ces élèves. L’Histoire qui intéresse particulièrement les élèves, et qui offre souvent l’occasion non seulement de connaitre un vocabulaire, mais surtout son évolution et ses glissements de sens. L’Histoire, miroir de nos sociétés qui justement veulent “oublier”?
Etrange de constater qu’on s’intéresse au mieux à cette Histoire si récente qu’elle reste très immédiatement réutilisable, alos que l’on sait, justement pour éviter les raccourcis partisans, qu’il faut du Temps au Temps pour prendre tout son sens et éclairer le Présent. Je suis bien triste d’entendre de plus en plus de gens vouloir s’évader dans le Passé, comme je suis inquiète de ceux qui font feu de tout ce qui viendrait d’être inventé, comme je suis très inquiète face à ce souci de réduire encore nos espaces de travail, de réflexion et d’interrogation attentive du Passé. Sincères condoléances, puisque l’on sait que d’ici un ou deux ou trois ans, l’Histoire aura tout simplement disparu de TOUTES les Terminales scientifiques…
6 décembre 2009 à 19:44
bravo. vous pouvez ajouter mon nom à la liste.
Pouvez-vous adresser la pétition de ma part aux adresses suivantes :
isabelle.zigmann@wanadoo.fr
vivpier@free.fr
avec mes remerciements
6 décembre 2009 à 20:01
Bonsoir,
Je n’ai pas fait de grandes études, mais arrivée à presque 60 ans, je m’intéresse à notre histoire de France. Je possède de nombreux livres à ce sujet.
Il est scandaleux, que ces hommes politiques massacrent notre pays.
Je ne sais pas le but final?????
Bravo la France
Une Française, Monique
6 décembre 2009 à 20:08
Sans tomber dans le travers du “tout politique”, voici mon opinion :
Si l’Histoire-Géographie est renforcée en 1ère, très bien !
Mais il faut alors en profiter pour enseigner cette matière sous des aspects plus intéressants et différents en Terminale S ou technique.
Par exemple : Histoire des Sciences, Economie politique, Climatologie, Histoire des religions, Résolution des Conflits et relations internationales, L’Energie et sa nécessaire évolution… Un enseignement adapté par thèmes pourrait être passionnant pour les futurs étudiants…
Supprimer simplement l’Histoire et la Géographie en terminale est ridicule ! Il y a tant à apprendre.
NB - Je suis persuadé que l’enseignement de l’Histoire doit être réformée et ce, dès les petites classes et surtout chassons la politique de l’éducation nationale.
6 décembre 2009 à 20:25
Bonjour,
le projet ne supprime pas l’enseignememt de l’histoire, il le rend facultatif,
et si c’était aux enseignants , aux hommes politiques, aux parents, de donner envie de (re)dècouvrir l’histoire, cela perdrait le côté obligatoire de cette fabuleuse science, et lui donneraît un nouvel attrait
6 décembre 2009 à 20:28
Ayant été élève de terminale math.élem. dans les années 60 puis élève d’une école d’ingénieur, je suis en total désaccord avec les protestaions véhémentes entendues en ce moment.
Le ministre a précisé que le temps consacré à l’histoire et à la géographie serait augmenté en 1ère pour laisser aux élèves de terminale scientifique se consacrer aux matières scientifiques.
Bien que 1er prix d’histoire en classe de 1ère, par expérience je peux vous dire que ces deux matières, qui aujourd’hui me passionnent à nouveau, me laissaient complètement indifférent voir hostile lorsque j’étais en terminale.
Par contre je pense qu’un gros effort doit être fait sur ces deux matières dès la sixième jusqu’en première en reprenant peut-être une histoire plus évènementielle. Les jeuns n’ont plus aucun repère temporel et mélangent allègrement François 1er et Napoléeon !
Allez, Messieursl es censeurs, soyez plus indulgent envers le ministre et moins corporatistes !
6 décembre 2009 à 20:34
J’ai 65 ans, je m’intéresse à lhistoire, car je regrette beaucoup d’avoir délaissé l’histoire lors de mes années scolaires. C’est important pour se situer dans le temps, de connaître l’histoire de son pays et du monde.
Monsieur le ministre, laissez l’histoire obligatoire!
6 décembre 2009 à 20:38
Dans les dictatures les premières matières qui sont soit supprimées soit trafiquées sont l’histoire et la philosophie.
De quoi méditer je pense….
Bravo à Sarkozy et à son équipe…
6 décembre 2009 à 21:05
Une mesure de plus qui confortera l’existence de cette catégorie de spécialistes qui sortis de leur spécialité, seront incapable de parler d’autre chose. Mais attention car il y a “un plafond de verre” pour passer de cadre à cadre supérieur et là la différence se fait à ce niveau car dans un repas d’affaires d’un certain niveau l”inculture générale” ne pardonne pas.
Il ne faut pas voir dans le mauvais fonctionnement de notre économie et de notre politique face aux autres pays autre chose que cette médiocité de notre encadrement par rapport aux étrangers.
7 décembre 2009 à 11:20
Quand on a l’occasion de converser avec des jeunes gens qui poursuivent leurs études secondaires ou qui les ont achevées, on est atterré par ce qui leur a été “appris” en histoire de la France ou du monde.
Décérébration et manipulation depuis trente ans ; une grande réussite des gentils bureaucrates de l’ Éducation Nationale, la bien nommée qui poursuit son conditionnement totalitaire marxiste, en faisant bien attention à ne pas faire apparaître la réalité.
Alors autant supprimer ce fatras qui ne sert qu’au conditionnement de nos malheureux enfants.
7 décembre 2009 à 11:52
Ceux qui ne savent pas d’où ils viennent ne sauront pas où aller!
7 décembre 2009 à 12:25
encore un moyen pour supprimer des postes! où s’arrêteront-ils?
7 décembre 2009 à 12:37
Projet aberrant, consternant… On a peine à croire qu’il ne s’agit pas d’une mauvaise plaisanterie
7 décembre 2009 à 12:51
SI la memoire divise l’HISTOIRE rassemble. Le passe doit-etre le conseil du present et de l’avenir.
La France et ses 3 peuples : Celte, Germain et Romain… ET AUJOURD’HUI ?
La Republique francaise en Europe et dans le Monde est-elle un modele de democratie ?
ETRE Libre, Egal et Fraternel se conjugue-t-il dans tous les domaines, dans tous les secteurs d’activite Primaire, Secondaire et Tertiaire… ?
… Cordialement : Louis.
7 décembre 2009 à 13:35
Prof d’histoire en Terminale S (entre autres), je suis opposé à cette réforme, du moins dans l’état actuel, c’est-à-dire sans en avoir les tenants et les aboutissants. Il ne faut pas dire que l’HG est supprimée pour les élèves scientifiques puisque l’horaire est presque doublé en classe de Première. Ce sont plus les modalités d’application de cette réforme dans un temps extrêmement court qui posent problème.
Il ne faut pas exagérer sur l’inculture des élèves actuels. Je ne suis pas sûr que j’étais meilleur à mon époque, étant moi-même issu de la filière scientifique. L’enseignement de l’histoire, comme celui de la géographie, s’est largement modifié et complexifié ces dernières années, suivant en cela l’évolution de notre monde.
Ce qui me choque le plus, finalement, ce sont les relents xénophobes de certains commentaires ci-dessus et de la part d’Hérodote (que viennent faire les restaurateurs chinois dans cette histoire ??). Et je ne parle même pas du “conditionnement totalitaire marxiste” dont parle l’un des commentaires… A croire que l’histoire que certains s’empressent de défendre en levant bien haut le drapeau de l’identité nationale et des “valeurs”, n’a pas appris grand chose à ceux-ci. Défendre l’histoire en en oubliant les leçons qu’on doit en tirer est plus grave, me semble-t-il, que d’ôter une matière au bac S !!
7 décembre 2009 à 13:47
L’Histoire est l’un des piliers de l’Avenir
7 décembre 2009 à 13:53
Citoyen, comme Vétéran (Retraité actuellement ), je tiens à manifester ma Stupeur sur le Projet du Ministre, siégeant au Gouvernement, de Supprimer la Section Histoire-Géographie pour les lycéens inscrits à l’Enseignement Scientifique. Proposition incroyable, car dans notre Monde actuel , nécessité d’obtenir une Culture générale. De plus, cette Discipline est un élément important pour l’intégration de Lycéens provenant de Culture différente . L’HISTOIRE , Socle d’Identité Nationale, fait comprendre « l’Ame d’un Peuple ».
7 décembre 2009 à 14:06
Ce projet est un contre sens par rapport à l’évolution de la planète TERRE.
La compréhension des bouleversements et la mobilité d’une partie importante des habitants de l’Europe nécessitent une culture dont l’Histoire et la Géographie font patie intégrante.
7 décembre 2009 à 16:22
Basta de ces interprétations déformées. Sauf erreur de ma part, il n’y a pas suppression de ces disciplines, elles deviennent facultatives. C’est une nuance qu’il ne faut pas escamoter.
Que les étudiants qui ont une caboche qui permet de tout ingurgiter optent pour histoire géo et grand bien leur face.
Que l’on permettent à ceux que la nature a moins favorisé d’ alléger leur programme et d’évoluer positivement dans la discipline de leur choix me semble une trés bonne chose
7 décembre 2009 à 16:25
Ce projet va à l’encontre du bon sens… Les scientifiques ont aussi besoin de comprendre le monde…L’histoire et la géographie sont fondamentales pour progresser vers une intelligence du monde… Ce n’est pas quand les élèves acquièrent un peu plus de maturité qu’il faut les priver de savoirs essentiels!
7 décembre 2009 à 17:04
Cela illustre parfaitement la tendance positiviste, et chargée d’idéologie, qui consiste à présenter la science comme un domaine «neutre». D’abord, on détache la science de tout lien social, historique et culturel, et on la déclare «autonome». Peu à peu, elle se convertit en l’unique grille de lecture qui sert à déchiffrer les mécanismes – physiques et humains – qui régissent le monde. Dans un tel contexte, les scientifiques sont formés de manière à ne prendre en compte que le présent dans le champ de leurs études et l’humain devient pour eux un pur objet d’observation et d’expérimentation. L’infiltration, depuis quelques décennies, de la théorie scientifique du chaos dans tous les domaines (sciences humaines et sociales, littérature, politique et économique, entre autres) doit être considérée comme un phénomène à redouter, particulièrement si on constate qu’elle se réalise sur la base de l’alliance science-technologie. Celle-ci s’inscrit en effet dans le cadre d’une politique qui consiste à réifier les relations entre humains et de ces derniers avec le monde qui les entoure, et ceci, peut-être, afin de mieux les contrôler.
7 décembre 2009 à 18:16
Bonjour à tous,
l’Histoire est largment défendue mais il ne faut pas oublier la géographie. Bien qu’en fac d’histoire, je me souviens de 2 cours de géographie tout à fait passionnant et opportun en 1999 :
- l’un portait sur les raisons de la tempête de vent survenue en déc. 1999
-l’autre sur les différentes populations habitant le Kossovo au moment de la guerre. Je me souviens que pour ce cours, l’amphithéatre était plein à craquer.
Pour rejoindre l’actualité, à l’heure du sommet de Copenhague, comment ne pas enseigner les problèmes climatiques aux élèves de terminales S ? Ce bac permet de poursuivre ensuite dans les filières des métiers dit “Verts” en pleine expansion à l’heure actuelle. Je pense que cette transformation en option facultative va à contre sens des besoins des générations futures et c’est surtout une vue à court terme.
7 décembre 2009 à 19:05
Le consternant argument du ministre (réduction de la charge de travail des élèves) n’est qu’un triste cache sexe pour son désir obsessionnel de réduire les dépenses d’éducation des élèves quels qu’ils soient (et quelles quelles soient !).
Les scientifiques comme les autres ont besoin d’une bonne culture générale.
7 décembre 2009 à 19:12
comment comprendre le monde et son évolution si on ne connais pas le passé… les luttes entre les peuples, la migration de ses peuples et le pourquoi; L’histoire et la géographie sont essentielles pour mieux appréhender la planète et son avenir, notre survie
7 décembre 2009 à 19:45
LAMENATBLE JE PROPOSE QUE L’APPRENTISSAGE DE LA LECTURE SPOIT REPRIS EN TERMINALE
7 décembre 2009 à 20:55
tous vos commentateurs ont de bons arguments; à voir l’intérêt d’une bonne partie des parents d’élèves pour ces matières, des profs des autres matières en conseil de classe, cette évolution n’est pas à attribuer aux milieux politiques cités mais aux vrais responsables: trop d’élèves en S peu motivés vu les coefficients de ces matières, parents dépassés ou indifférents; c’est cette majorité qui décide, médiocrité générale oblige.
Enseignant en lycée durant 30 ans
7 décembre 2009 à 21:16
C’est bien vrai Célian __ au secours
7 décembre 2009 à 22:31
La méconnaissance de l’histoire appauvri le sens critique des hommes.
Mais quand notre future “élite scientifique” en herbe ne verra en Bacon qu’un bout de lard grillé, il faudra bien faire machine arrière.
Roger Bacon (1214 - 1294), considéré comme l’un des pères de la méthode scientifique disait : « aucun discours ne peut donner la certitude, tout repose sur l’expérience » . L’histoire en regorge …
Ce moine, méconnu et horriblement persécuté pendant sa vie, est la plus grande figure scientifique du Moyen Âge. C’est le génie le plus vaste et le plus complet qui, dans cette longue période, se soit produit en Europe.
Période passionnante préparatoire à nos Copernic, Galillée, Newton…
C’est l’histoire qui m’emmène sur les rivage de la science, et en profane je l’admire, la regarde avancer, elle et ses figures qui en ont fait ce qu’elle est. Quelle belle histoire …
8 décembre 2009 à 0:06
Dans le temps…, l’HISTOIRE, fait partie intégrante des civilisations. C’est une Science Humaine et comme telle, si elle est supprimée de nos systèmes d’éducation, nous deviendrons ” Une Civilisation Zombie “. Vive l’Histoire et ceux et celles qui l’étudient, la partagent et la diffusent parmi nos générations. Bravo
8 décembre 2009 à 7:09
Si nous devions “amputer”, en plus des disciplines de l’histoire et de la géographie, des matières comme le français, voir dans certaines sections, les mathématiques, alors les élèves français deviendraient des ignares, au sens le plus complet du terme. L’intérêt pour les élèves est d’avoir de solides connaissances de base auxquelles pourront ensuite se “greffer” des savoirs complémentaires, utiles à des spécialisations, et également à la professionnalisation.Pour faire court, je suis opposé à cette mesure,vous l’aurez compris. Merci
8 décembre 2009 à 7:44
Je signe; ferons-nous de nos jeunes des ignorants, ou des garçons et des filles intelligents dont l’intelligence se développera dans la recherche qui les motivera le plus dans la suite de leurs études, s’il y en a
J’ai plus de 84 ans et je viens de m’offrir rn cadeau de Noel, l’Eneide, de Virgile.
Dois-je penser que le latin, ne me sert à arien, si ce n’est de mieux comprendre et analyser ma langue actuelle,et d’aimer ce qui est beau et a fait l’histoire de nos ancêtres?
8 décembre 2009 à 7:56
nicholas sarkozy + sa clique = joseph goebbels
8 décembre 2009 à 8:44
desinformation ou mauvaise information
les opposants politiques a toute reforme s’entete a faire croire que le projet de Luce Chatel veut supprimer l’histoire geographie, là ou il ne s’agit que d’un simple amenagement d’emplois du temps entre la premiere et la terminale tendant à revaloriser les matieres en question en deplacant l’epreuve du bac en fin de premiere et a resserrer le tronc commun.
8 décembre 2009 à 10:11
Ce qui arrive n’est que la répétition de ce que latin et grec, puis français et littérature en général ,quelle que soit la section,ont déjà connu : le procès des humanités s’est fait doucement, dans l’indifférence totale des Français ; il se poursuivra tranquillement et nous sommes bien entrés dans ce que le philosophe JPMattei appelle l’immonde moderne: la barbarie et la “servitude volontaire”.
Je souhaite de tout coeur que votre combat aboutisse, mais reste sans illusion aucune.
Elisabeth, agrégée de lettres classiques.
8 décembre 2009 à 12:26
Je suis un professeur d’histoire-géographie retraitée, ayant enseigné dans des classes européennes, où l’histoire et la géographie comptaient vraiment dans la formation du citoyen. La classe de Terminale est le point d’aboutissement d’un enseignement général et doit donc obligatoirement comporter ces matières, dans toutes les sections du bac général, même s’il est utile de donner un horaire moins important dans certaines sections. La formation du citoyen doit aller jusqu’en Terminale, car l’élève a une base solide déjà dans ces matières et a une maturité plus grande qu’en première pour comprendre le monde contemporain : le programme est fait de telle manière qu’un élève en retire une formation efficace pour s’insérer dans le monde. J’ajouterai que les meilleurs élèves de la section scientifique seront les décideurs de demain…
La connaissance de ce qui vient du passé dans le présent est nécessaire pour en comprendre tous les aspects. La réflexion et le sens critique est nécessaire à la LIBERTE !
8 décembre 2009 à 17:23
Aberrant!!! voir Absurde ou Insensé
8 décembre 2009 à 18:21
Enseignante en Histoire -Géographie en TS, le hasard de ma boîte m’a fait d’abord ouvrir le mail ministériel, envoyé par les bons soins de ma hiérarchie, puis le vôtre… Prévenant toutes les réflexions de type “Café du commerce”, on m’assure que cette réforme n’a rien à voir avec les 16000 postes encore prévus à la destruction pour la rentrée prochaine et qu’il ne s’agit que d’assouplissement de choix d’orientation ! 1h30 gracieusement offerte pour traiter un programme que j’ai bien du mal à boucler en 2h30 aujourd’hui en Terminale… J’ai beau être nulle en maths, je comprends bien que le compte ne peut y être, à moins d’un saupoudrage dénué de sens. Ce matin encore, “mes” Terminales étaient troublées par une mesure qu’ils n’osent nommer : l’Histoire, comme par hasard, est la première matière sabrée par toute dictature qui se respecte…
8 décembre 2009 à 19:04
Face à ce déluge de critiques, quelques simples remarques :
Lorsque, en Terminale L, on a supprimé les enseignements scientifiques personne n’a rien dit. Où étaient tous les grands intellectuels qui se mobilisent actuellement. Pourtant les conséquences ont été graves : la Terminale L est devenue la classe où la quantité de travail demandée est la plus faible et, par conséquent, la Terminale S est devenue la référence pour attester de la capacité de travail des élèves.
Conséquence n°1 : la classe de Terminale S s’est peuplée d’élèves décidés à travailler mais n’ayant aucun attrait véritable pour les disciplines scientifiques.
Conséquence n°2 : Pour que les élèves puissent suivre on a constamment baissé le niveau scientifique de la Terminale S.
Résultat : le niveau scientifique des étudiants français a diminué.
Évidemment toujours aucune réaction de nos grands intellectuels.
Et voici que maintenant on veut essayer de remédier à cette situation en supprimant, en Terminale S, l’enseignement de l’Histoire-Géographie tout en augmentant fortement son horaire en classe de Première.
Enfer et damnation, voici que tout le monde se réveille. La liberté est menacée, Goebbels au pouvoir (c’est dans un message) veut détruire l’enseignement de l’Histoire et Géographie (on rappelle, pour ceux qui l’auraient oublié que la discipline est enseignée depuis l’école primaire). La démocratie est menacée.
Heureusement, dans notre pays le ridicule ne tue plus.
Tout cela pour permettre à des élèves de s’investir davantage dans les disciplines scientifiques, c’est inadmissible !
Ne parlons pas de l’argument… massue : la réforme a pour objectif de faire des économies de postes.
Ceci veut dire : pas de réforme, gardons toutes les disciplines pour préserver des postes de fonctionnaires.
Alain Houot, professeur d’Histoire et Géographie à la retraite
8 décembre 2009 à 20:52
Merci à André LARANE pour son travail de webmaster de CLIO ; le billet sur La culture chinoise et les humanités était … succulent !
Professeure d’histoire en lycée je me rends compte que la perception du cours d’histoire entre la classe de première et la classe de terminale n’est pas la même ; et précisément mes anciens élèves de terminale S devenus ingénieur ou radiologue se plaignent d’avoir des lacunes en histoire…
Par ailleurs, au delà de l’enseignement de l’Histoire, c’est l’esprit de la réforme CHATEL qui appauvrit le coeur de nos disciplines et ne permet pas à nos élèves de progresser pour réussir toujours aussi nombreux dans nos classes (j’ai 4 classes à 35 élèves l’an prochain 5 à 35 élèves : j’hallucine déjà devant le temps nécessaire pour corriger 175 copies tous les 20 jours environ…)
Bien cordialement
Françoise MARTIN
8 décembre 2009 à 20:55
Et puis quoi encore ! Si l’on supprime l’histoire comment nos jeunes pourront-ils comprendre ou analyser les évènements actuels.
Connaître l’histoire, son histoire est la base de son identité.
9 décembre 2009 à 10:03
D’accord avec goinguenet, mon site préféré, Hérodote, tourne de plus en plus vers les prises de position anti-gouvernementale primaires ; c’es regrettable. Et je ne parle même pas des commentaires outranciers de certains (”Goebbels”, et autres “cliques”, quand même !).
Car on peut discuter du bien fondé de cette réforme et des moyens mis en oeuvre (il s’agit rappelons-le d’éviter que seule la Terminale S n’attire les bons élèves), mais pas déformer la réalité.
Il n’y a pas de suppression de l’Histoire-géo mais renforcement en première pour dégager du temps en Terminale. C’est déjà le cas en Terminale “Arts Appliqués” par exemple.
Plus généralement je rejoins en revanche de nombreux internautes sur le fait que c’est l’enseignement de l’Histoire en général qu’il faut réformer, en renforçant la continuité et le sens de la chronologie par exemple (en seconde on passe directement de la Réforme à la Révolution, en “zappant” plus d’un siècle et demi Louis XIV compris!!).
Enfin, on s’offusque d’un mauvais enseignement de l’Histoire aux scientifiques mais que dire de l’enseignement des sciences aux littéraires. Quand on entend les prises de position de soi-disant philosophes sur le réchauffement climatique, la démographie ou l’économie, on se dit qu’un minimum de connaissances ne leur ferait pas de mal.
9 décembre 2009 à 10:41
pour justifier les deux matières préalablement acquises; une bonne chose serait de remplacer ces deux matiéres par des cours de Géopolitique ( voir Jean Christophe VICTOR)
9 décembre 2009 à 20:29
Je ne regrette pas pour ma part, qu’Hérodote fasse entrer un peu de politique dans son approche de l’histoire…
Supprimer l’histoire en terminale S me semble un peu étrange; On ne peut argüer de la suppression des sciences en L, ce qui est préjudiciable en effet à cette section, pour excuser celle de l’histoire en S! Si le but est d’éliminer quelques matières littéraires en Term.S pour renforcer le ” pôle scientifique”, je ne suis pas sûr que par ce moyen, on empêchera de toutes les manières, une orientation des meilleurs élèves vers cette section, quitte à refaire de la littérature ou de l’histoire en khâgne pour les meilleurs d’entre eux. On aura simplement rajouté un handicap supplémentaire! Le renforcement du pôle scientifique créera par un effet pervers, un renforcement du rôle sélectif de la S censé disparaître. Les meilleurs élèves, et pas toujours des “purs” scientifiques s’y retrouveront. On n’en aura écarté que les moyens qui iront où? Des menaces pèsent sur l’avenir des sections ES. La L est en déconfiture!
La véritable raison est quoiqu’on en pense, la volonté de réformer à moyens constants, c’est à dire à l’économie! Que deviendront par exemple les quatre heures de lettres en term. L? Elles se retrouvent réduites à deux! pour un programme toujours identique avec quatre auteurs dont un étranger? pour un programme sans doute a minima? Les deux heures manquantes sont réaffectées en seconde ou en première,si je ne m’abuse, au titre d’une option de littérature générale!
Ne faisons pas semblant d’y voir autre chose qu’un replâtrage de notre institution!
Il n’est hélas pas étonnant qu’une guilde de marchands assoiffés de pouvoir, désireuse d’ instaurer une sorte de dictature commerciale liée à la rentabilité immédiate et technocratique sous prétexte d’un “pragmatisme” de fortune, ni que la cohorte d’indigents culturels qui composent l’essentiel du personnel politique au pouvoir, s’en prennent à l’histoire, aux lettres (et d’ailleurs aux langues anciennes dont la place théoriquement conservée dans un petit recoin de la dernière roue de la charrette va se marginaliser considérablement.)
Excusez cette période un peu longue; elle est à la mesure de mon indignation!
Je ne vois pas le bénéfice de l’opération sinon le risque de déshabituer davantage nos élèves d’un travail nécessaire, contraignant sans doute mais formateur. Ce n’est pas en succombant aux sirènes d’un programme toujours plus allégé que cela marchera. Ce qu’il faut réformer, ce sont peut-être les méthodes d’apprentissage et les mécanismes oubliés de la mémorisation, du retour méthodique de chaque élève sur le travail fait, l’accent mis sur la pratique des méthodes de travail qui permettraient de gagner du temps sans sacrifier de la “substance” culturelle.
10 décembre 2009 à 7:59
Je suis étonné du battage fait autour de cette réformette, comparé, par exemple, à la passivité de nos penseurs télévisuels devant ce qu’il faut bien appeler la suppression pure et simple de la formation des enseignants. Si les élèves arrivant en terminale S, après l’école primaire, le collège et deux ans de lycée, n’ont pas acquis un goût pour l’histoire et la géographie, ce n’est pas un enseignement en terminale, avec l’enjeu du bac en fin d’année, qui va le leur donner.
10 décembre 2009 à 11:55
Tout a été dit dans les commentaires interessants et judicieux qui précèdent.
Je n’ ai rien à ajouter, si ce n’est à déplorer cette décision envisagée par le Ministre, qui va dans le droit fil de la politique de suppression d’emplois
d”enseignants passée et à venir. On aura beau présenter tous les arguments qu’on voudra, IL N’Y A PAS D’AUTRE EXPLICATION.
C’est quand même bien dommage!!!
10 décembre 2009 à 17:08
Et la GEO alors??? Faudrait pas l’oublier non plus !!!
Bon, je sais ..je suis sur un site d’histoire mais bon, on est amis quand même!!! …en tant que géographe pure souche préparant ces concours nommés CAPES et AGREGATION au sein d’un IUFM devenu un navire en perdition, je voudrais réagir…
Outre mon indignation et mon incompréhension profonde face à cette réforme, il serait bon de rappeler que la géo souffrira également (voire plus) de cette réforme (non non je ne ramène pas la couverture à moi mais quand même). Les heures consacrées à la géo aux collèges et lycées sont déjà sacrifiées en raison des programmes et des impératifs impossibles à tenir en histoire…alors ..avec moins d’heures en vue…on connait déjà le diagnostic…je ne suis pas sûre que les élèves de premières auront une vision très pertinente du monde qui les entoure avec un enseignement géographique rationné….à l’heure de la mondialisation des activités et des emplois, savoir raisonner spatialement reste un atout…même en terminale S !!
Merci à ceux qui n’y pensent pas de citer “histoire et Géo” dans vos commentaires..je me sentirai moins seule…vous voyez..vous nous avez déjà inconsciemment enterrés.
10 décembre 2009 à 21:51
Une société qui n’a plus de mémoire est une société qui peut basculer dans la barbarie !
L’Histoire construit l’Homme, l’informaticien tout comme le maçon a besoin de racine.
Les futurs élites d’une nation passent générallement par ce type de bac, bonne ou mauvaise chose c’est une statistique, eux encore plus doivent connaître l’Histoire pour initier les réformes qu’ils auront à mettre en place demain, que cela soit au sein d’un pays, d’une collectivité ou même d’une entreprise
11 décembre 2009 à 12:31
Ayant lu Hérodote et l’éditorail ,J’étais contre la mesure Chatel . Je ne le suis plus aujourd’hui . Pourquoi? Parce que les informations étaient tronquées. L’historien M Larrané ( son site est formidable) confond maintenant l’histoire et la polémique. Un journaliste pris par l’actualité peut se contenter de publier la pétition des opposants. Un historien aurait du donner les arguments du ministre et de M Descoings. Ce sont ces derniers qui m’ont fait changer d’avis. M Larrané n’a fait que les évoquer. Et il est faut de dire qu’il n’y a aura plus d’enseignement de l’Histoire en terminale S . Je constate d’ailleurs que depuis l’élection de M Sarkozy M Larrané verse plus dans l’anti sarkozisme que dans l’objectivité de l’historien. La réaction actuelle est celle de l’éternel corporatisme de ceux qui ne veulent rien changer à l’E.N. On voit dans quel état est l’enseignement. Le bac donné à tous, les examens en fac bradés après des mois de grève. La future réduction du nombre d’enseignants n’a rien à voir. La faillite de ce système est déjà là depuis longtemps .
12 décembre 2009 à 9:59
merci l’histoire c’est notre culture
12 décembre 2009 à 18:15
La modernité s’ accompagne de la nécessité de faire des choix donc des suppressions parmi les matières enseignées:
Il faut donc bien que l’ on sacrifie quelque matière dans le programmme de terminale S si l’ on veut par exemple faire une place à l’ Informatique; l’ Economie: les succès échecs de Napoléon servent ils spécifiquement dans la vie professionnelle d’ un ingénieur d’ Areva ou d’ Airbus, dans cellle d’ un maçon, d’ un charpentier?.
Néanmoins, je m’ intéresse désormais beaucoup à l’ Histoire tel que présentée par “Hérodote” toutes les semaines.
13 décembre 2009 à 12:17
Bonjour à tous,
J’habite au Brésil mais je m’intéresse beaucoup à l’histoire française. Je vous laisse donc mon opinion:
J’ai vu avec surprise dans le journal la nouvelle sur le projet de suppression des cours d’histoire et de géographie dans les écoles.
À mon avis ces disciplines sont essentielles à la formation d’un citoyen, en plus dans un pays comme la France qui a une histoire si riche en évènements.
Il faut enseigner cette richesse aux nouvelles générations pour qu’ils sachent préserver votre patrimoine architectural et pour qu’ils aient conscience de sa valeur.
Autrefois j’ai vu dans un site internet une communauté qui faisait des plaisanteries de mauvaise goût, je dirais même grossières contre Jeanne D’arc.
Cela me rendre triste, Jeanne D’arc celle qui a liberté la France, une vraie héroïne française!
Et on propose de supprimer des cours d’histoire…
13 décembre 2009 à 14:53
Cuisine chinoises et humanités…
si sur le fond le propos est juste .. l’attaque des restaurants orientaux et chinois sur leurs vertus civiques me semble bien peu digne ….
13 décembre 2009 à 15:44
D’abord décontenancé par cette décision de supprimer l’Histoire-Géo en classe de Terminale S, j’ai bien lu les commentaires de chacun, me suis au préalable renseigné, et j’en suis arrivé à la conclusion que tout ce qui a été affirmé dans ces commentaires - “cette trahison, ce non sens, ce contre sens, cette barbarie”, sans oublier ce que l’on pourrait tout simplement qualifier d’injures personnelles “goebbels, ignare, idiot, descendant d’ennemis de la France” - il faut tout de même le faire pour des gens prétendument cultivés et intelligents - n’est, à tout le moins, à partir du moment où l’enseignement de ces deux matières est renforcé en classes de seconde et première, sanctionné par un bac, comme celui de français, en fin de celle-ci, que tout ce qui a été affirmé donc n’est que, à l’inverse, outrageux, quand ce n’est pas outrageant, ridicule d’exagérations (l’avenir, le futur, la Nation - pourquoi pas la Patrie, osons le mot ?) et d’idéologie camouflée, en un mot, insignifiant, écrit par des gens insignifiants.
Car, enfin, qui de tous ceux-là, ne s’est jamais inquiété de la disparition programmée (par qui ?) de l’enseignement classique, base de l’enseignement du français aussi mal parlé et écrit par ceux-là mêmes qui l’enseignent, des bases morales et civiques aussi méconnues des enseignants que de leurs élèves, et ceci dès le collège, de l’enseignement non de l’Histoire, mais de leur histoire, torturée, déformée, limitée, au goût de ce qui est correctement admis par eux, et de tout le reste ?
En tout cas, pas ces menteurs professionnels !
Relisez Victor Hugo : “Maîtres, Magisters, Philistins, je vous hais…”
13 décembre 2009 à 15:45
Comme je l’ai entendu, j’estime que certaines grandes problématiques exigent une certaine maturité que les jeunes avant 17-18 ans n’ont pas! Supprimer les heures d’histoire en terminale, quel gâchis! Eclairer le présent à la lumière du passé,acquérir objectivité et esprit critique, voilà ce qu’essaie d’apporter le cours d’histoire. Cela est nécessaire à tous, même aux “futurs” scientifiques.
15 décembre 2009 à 19:01
par “l’identité nationale “, par la destruction de l’Education nationale , de l’Histoire , des valeurs humanistes durement acquises ,par le mensonge , l’hypocrisie , le cynisme et in fine ,la haine de ce pays - ce n’est pas possible autrement ! -nous assistons presque indifférents à ce que personne n’avait jamais osé : torpiller la France pour voir surgir , à sa place et selon le modèle injecté sans adjuvant dans les veines des Hautes ( ! ) autorités, le desastreux bushisme dont plus personne ne veut au monde.
Qui dit mieux ( pire ?! )
rzugaro
paris
15 décembre 2009 à 20:21
Je ne suis pas sûr que le meilleur endroit pour apprendre l’histoire soit une salle de cours; bien sûr ces cours restent indispensables dans une phase d’apprentissage, mais en terminale scientifique, ce sera presque toujours une matière sacrifiée, car, malgré tous les beaux discours, à un moment, il faut faire des choix et le choix est vite fait.
16 décembre 2009 à 13:07
j’ai fait S et j’adore l’histoire pour laquelle je me suis passione bien apres la terminale dont les programmes actuels sont beaucoup plus charges que de mon temps(il y a 40 ans deja!) alors vive la reforme proposee!
16 décembre 2009 à 18:26
Et les 2 heures en moins par semaine au primaire depuis l’année dernière? Quelles matières ont été sacrifiées ? Enseignante, j’ai l’impresion d’amputer chaque année un peu plus le programme d’histoire géographie.
17 décembre 2009 à 8:27
Gouverner, c’est penser à être réélu. Dire une chose et en faire une autre permet de faire les deux ! On pensait que c’était une spécialité des socialistes de dire une chose et de faire en sorte qu’elle ne se réalise pas. Non, la recette est bonne pour tous ! Même pour les “experts” du climat !
22 décembre 2009 à 16:19
L’Education nationale est en complète faillite, mais ce n’est pas de la faute de Nicolas Sarkosy, il faut remonter à la siniste année 1968, les professeurs n’ont plus de conscience professionnelle, j’ai une petite fille de 14 ans qui ne connait qu’une seule date d’histoire l’an 800!!! fait 2 fautes par ligne, confond Brest et Toulon…de même pour le BAC qui n’a plus de valeur, il est donné à 90% des éléves qui ne pourraient même pas passer l’ancien CEP, j’ai eu l’occasion de lire une lettre d’un avocat (donc licence de droit) avec presque une faute par mot. Ou sont nos anciens hussards de la République? à 12 ans un enfants devrait connaitre la chronologie de l’Histoire de France, éviter les principales fautes d’accords et savoir faire des problèmes élémentaires de mathematique.
Tant qu’à reprocher à Nicolas Sarkosy ses origines hongroises, il n’a jamais connu ses parents hongrois, il a été élévé par un grand père d’origine Grecque et juive, je sents derrière certains commentaires un relent nauséabond d’antisémitisme.
23 décembre 2009 à 14:30
Bonjour ! Et après ?
De toute façon, ceux qui rouspètent après les réformes injustes pour le plus grand nombre, c’est parce qu’ils les ont MAL COMPRIS ; c’est toujours la réponse des porte-parole, tout le monde l’a constaté.
En plus, ils rouspètent, c’est tout.
Pendant ce temps, les misères peuvent tranquillement ronger le monde au “profit” de ceux qui les installent.
Mais qu’ils se méfient, ces puissants et leurs valets, un petit ras-le-bol géo-historique pourrait peut-être aider à comprendre, qui sait ?
23 décembre 2009 à 16:06
Je ne vois aucun problème à supprimer l’histoire en terminale et je disais souvent à mes élèves : on voit beaucoup de mathématiciens s’intéresser à l’histoire ou la philo, très rarement le contraire! et quand on sait que l’acquisition d’un langage doit se faire avant 20 ans, privilégions les maths on fera de l’histoire à la carte plus tard….comme je l’ai fait moi_même et je ne m’en plains pas, les cours d’histoire étaient “super barbants” . Il faudrait cesser avec cet esprit de clocher en france dans l’enseignement!!!
3 janvier 2010 à 5:26
Les Découvertes de la Science combinées la Mémoire de notre Passé sont parmi les clefs pour ouvrir le cadenat des Portes de l’avenir…
Vive l”Histoire Vive la Science Vive la Géographie
Vive Archimèdes, Pythagore, parmi lesquels de l”Antiquité nous ont transmis leurs connaissances jusqu’ å nous… Merci
3 janvier 2010 à 19:06
Dire:” …les cours d’Histoire étaient super-barbants!” ne signifie pas qu’il faille renoncer à privilégier cette discipline; j’emploie bien le mot”discipline”. Il faut lire et/ou relire à ce sujet Madame Régine Pernoud.
Dire:” …les cours d’Histoire étaient super barbants!” signifie aussi qu’enseigner c’est transmettre…une passion; or de nombreux enseignants ne possèdent pas cet enthousiasme (étymologiquement “feu intérieur”), cette passion qui fait aimer et respecter la matière enseignée.
Louis
13 janvier 2010 à 23:52
Passant le CAPES interne d’Histoire Géo cette année, je me permets de donner mon avis sur cette nouvelle polémique: il semblerait,d’abord, qu’en France tout se joue jusqu’au bac et qu’après si on a pas étudié suffisamment on est perdu! laissez moi vous rapppeler la formation continue, le formidable outil qu’est internet(la preuve!), les revues,les documentaires. On se repose trop sur l’école en France!! les parents sont aussi là pour donner le goût de l’histoire,de la culture générale ou des sciences mais pour ceux qui ont eu histoire géo jusqu’en terminale il semblerait qu’ils n’en ont pas retenu grand chose!! Demandez aux gens dans la rue le nom du dernier roi de France et vous risquez d’être surpris. La passion pour l’histoire ou pour la culture c’est à chacun de l’entretenir,l’école n’étant là que pour donner un élan !
15 janvier 2010 à 16:40
Cette proposition a pour objectif d’écarter les profils scientifiques de la sphère politique, liée à l’histoire.
29 janvier 2010 à 12:41
Je crois que toute sa vie, on a besoin d’histoire et de géographie.
On se rend compte, que les mêmes notions (grosso modo de l’antiquité à la 2ème guerre mondiale) sont reprises par trois fois, tout au long de la scolarité. Et pourtant, elles sont mal assimilées. Souvent rébarbatifs …. certains pans du programme ne sont pas traités. L’élève n’apprend qu’en vue de l’interrogation et ainsi, il accumule des lacunes qui ne font qu’empirer avec l’âge et qui lui valent douvent de piètres gaffes.
L’Histoire est sans cesse corrigée, enrichie, réinterprétée. Les perspectives changent. C’est ce qui est fascinant en elle.
Quant à la géographie, l’imagerie par satellite et les dernières technologies peuvent nous amenenr à apprécier et à comprendre ce que veut dire ce terme autrefois “allérgisant”. Mais la géographie humaine que nous découvrons lors de nos voyages et des événements mondiaux vus en temps réels, font d’elles un mal nécessaire.
Je crois qu’en terminale et plus, l’apprenant est enfin en mesure d’assimiler certaines notions, de les analyser, de prendre du recul et de se constituer un patrimoine, qui se transformera, au fil du temps, en ce que l’on nomme la CULTURE.
6 février 2010 à 11:33
Je suis pour cette réforme. En terminales S, sans histoire géo, j’aurais eu une mention au bac et l’accès aux grandes écoles, ce qui aurait changé ma vie. A l’époque, j’avais horreur de l’histoire-Géo surtout mal enseignées. J’ai un petit diplôme d’ingénieur et maintenant je m’intéresse beaucoup à l’histoire. A l’époque d’Internet, demandez à des étudiants stressès et obsédés par les matières scientifiques de perdre leur temps en histoire-géo, c’est monstrueux.
Merci
1 mars 2010 à 13:18
Je ne sais pas si je suis pour ou contre cette réforme.
Mais dès qu’un ministre émet l’idée d’une réforme tout un bataillon d’intellectuels “pétitionnent” de façon péremptoire et nous abreuvent de leur docte avis. Évidemment il n’y a jamais d’arrière pensée politique ! Non jamais !
Les jeunes Français vivent-ils dans une ile isolée du monde ? Surement pas. Alors ne pourrait-on pas analyser la situation en tenant compte du contexte européen et nord américain ?
Pour ma part j’ai tendance à penser qu’enseigner la géographie et l’histoire en terminale c’est déjà trop tard. C’est avant que les élèves doivent apprendre à écrire le Français et à alimenter leur culture générale par la lecture d’ouvrages et de journaux.
Une majorité de lycéens sont favorables à l’enseignement de l’histoire en terminale dites-vous, alors pourquoi sont-ils aussi une majorité à faire l’impasse sur cette matière au moment des révisions ?
On doit être capable de débattre de l’enseignement de ces matières, quantitativement et qualitativement, sans asséner dès le départ des vérités indiscutables et sans chercher à rameuter, voire à manipuler les élèves notamment. Faire défiler lycéens et collégiens bien encadrés, en conspuant l’incurie du ministre (quel qu’il soit) n’est pas spécialement la bonne façon de développer leur esprit critique.
Ceci étant dit, je ne sais toujours pas si je suis pour ou contre. C’est un signe, je crois, que le débat n’est pas très bien présenté.