Le sexe des anges et le World Trade Center
On raconte qu’à Byzance, les courtisans débattaient du sexe des anges pendant que les Turcs assiégeaient la ville.
À lire les journaux, écouter la radio et regarder la télévision, ne croirait-on pas que l’Histoire se répète ?…


12 septembre 2011 à 11:55
Franklin Delano Roosevelt n’est parvenu à résoudre la crise de 1929 qu’en engageant les Etats-Unis dans la Seconde Guerre mondiale ! Cette guerre, il la voulait depuis la fin 1937 quand l’échec de son New Deal est devenu patent .
12 septembre 2011 à 12:32
L’Europe est au bord du précipice et nous pouvons compter sur nos dirigeants pour faire le grand bon en avant! Plus que jamais, le mot d’ordre des Eurocrates est : “Courage! Fuyons!”.
12 septembre 2011 à 12:39
Vous lirez avec intérêt notre note du mois de Juin sur la Grèce www/fondscapec.eu. mais l’affaire n’est pas encore finie, il est possible d’émettre des euroobligations dans le cadre du FESF et surout on peut monétiser pour 1000 millards environ pour nous situer dans une moyenne de base monétaire mondiale. Mais sans plan d’investissement productif vers les pays structurellement déficitaires (la France en fait partie) la zone euro éclatera quoi qu’on fasse. il faut gagner du temps pour mettre en oeuvre un tel plan et limiter la rigueur par la demande par une offre réalisée par l’investissment rentable - économies d’énergie, ferroutage, énergies nouvelles, tout type d’infrastructure rentable, constitution d’un marché continental européen
12 septembre 2011 à 13:05
Merci encore pour votre aide à une compréhension de l’histoire, avec années et siècles d’écart. C’est clair, net et nuancé.
Bonne continuation.
Cordialement. HL
12 septembre 2011 à 13:16
Nos dirigeants actuels n’ont même pas l’envergure pour débattre du sexe des anges !!
Je plaisante .. mais à peine. Ce qui est vrai c’est votre rappel du référendum 2005 et du passage en force du traîté de Lisbonne. Il faudrait relire ce que disaient des “nonistes” (j’en étais) l’establishment politico-médiatique. Nous étions anti-européens (primaires, celà va de soi) ; mais quelle leçon d’Europe nous donnent aujourd’hui ces mêmes personnes qui se laissent dicter leur conduite par le sacro-saint marché, qui ont laissé tomber la Grèce comme une vieille chaussette, qui aujourd’hui pleurent sur la baisse de l’Euro qu’ils appelaient pourtant de leurs voeux il y a un mois, qui enfin, s’étonnent qu’une récession majeure accompagne les plans d’austérité qu’ils mettent en place à qui mieux mieux…
Roosevelt n’a peut-être pas résolu la crise de 29 à lui tout seul, mais il n’y a aucun risque que les dirigeants européens, dans leur ensemble, résolve quel que problème que ce soit.
12 septembre 2011 à 13:20
Bonne analyse lucide. Cela nous aide à ouvrir les yeux et à écouter autrement. J’apprécie aussi le style excluant toute polémique inutile.
Bien à vous. MMS
12 septembre 2011 à 13:39
Dommage qu’on ne puisse lire ce genre d’analyse lucide dans les grands journaux !
Monsieur Savès, n’y a-t-il pas une place pour vous dans la rubrique opinion ou la carte blanche d’un grand quotidien ?
12 septembre 2011 à 14:23
Chapeau !
Quelle lucidité ! Quel brio dans la démonstration.
D’accord avec M. Revaux. Faites un Rebonds dans Libé.
En amitié
R.
12 septembre 2011 à 14:27
Nous sommes les plus forts
Nous empruntons 15 milliards que nous prêtons à la Grèce dont on sais qu’elle ne nous en rendra pas un centime.
En échange de quoi grace à des mesures rigoureuses on va faire une économie de 12 milliards…pour payer une partie de la dette de la grèce. Magnifique
Je ne sais pas si je vais aller voter en 2012
Tous le monde devrait en faire autant, Peut être, je dis bien, peut être cela ferait-il réfléchir nos candidants incompétents et suffisants
Car comme disait Einstein :
” Le pire c’est de faire une erreur et de la répéter en croyant qu’à la fin ça va marcher”
12 septembre 2011 à 14:38
En effet ,peu d’hommes politiques sont courageux ,cela se vérifie au cours des décennies ,et la plupart manquent de clairvoyance.Quand nous autres, électeurs, leur demanderont des comptes ,car ils sont ds les instances pour agir et faire des propositions de sorties de crise ….à moins qu’ ils ne préfèrent aller vers le chaos et ainsi la crise se résoudra d’elle-même ….avec des larmes et des douleurs pour tous ,mais surtout pour les plus faibles ,comme d’habitude !
12 septembre 2011 à 14:50
Et si les aspects financiers de la crise étaient justement la discussion sur le sexe des anges…
A mon avis le problème est humain, qui peut croire à moins d’être un doux rêveur, que la terre puisse porter 10 milliards d’individus?
12 septembre 2011 à 15:04
excellente analyse ! ! ! Mais où sont les pistes qui nous conduiraient à la solution? Personnellement je n’en vois pas la queue d’une
je ne suis pas à la mode mais je crois que l’équipe actuelle n’a pas pour l’instant de remplaçante crédible.Ce n’est peut-être pas encourageant mais c’est comme ça.
12 septembre 2011 à 15:20
Belle analyse …mais personne ne dit, ” Pour consommer il faut produire “.
Pendant les trerntes glorieuses in travaillait !!
J.P Fourastié
12 septembre 2011 à 15:30
Très pertinent (je dirai presque “malheureusement). Irresponsabilités des politiques, manque de courage et d’indépendance vis à vis de la sphère financière qui gouverne (mal) le monde.
+ des traités européens “inachevés”.
12 septembre 2011 à 15:37
Joli coup d’œil..! Du sexe des anges nous sommes tout de même passés à celui en folie de DSK… Et au énième écroulement des deux gigantesques phallus new-yorkais tandis que s’écroule la baliverne néolibérale européenne. Le hic me semble-t-il c’est qu’il n’est pas un seul européen lambda pour avoir été leurré par ces multiples écrans de fumée… Bien au contraire. Chaque jour les médias annoncent l’inévitable catastrophe lorsque ce n’est pas la fin du monde. Les Américains et Obama en tête s’en remettent désormais à dieu… C’est dire… Et Michele Bachmann entend qu’en à elle l’installer à la maison blanche… Un dieu en jupon et hystérique comme il ce doit.
12 septembre 2011 à 16:01
Bien vu. Mais les responsables s’en sorte presque toujours, et les dindons sont toujours les mêmes.! Il faudra les empecher d’aller même jusqu’à Varenes!
12 septembre 2011 à 16:09
Il n’y a malheureusement rien à faire : c’est dans nos gènes !
12 septembre 2011 à 16:49
Je ne suis pas d’accord avec le propos de Joseph Savès. D’une part, les critiques concernant la médiatisation ou la non médiatisation de l’actualité
s’adressent aux media eux-mêmes conditionnés par un marché très concurrentiel du taux d’audience; d’autre part, je ne supporte pas les amalgames, les anachronismes et les généralisations. Ma conviction d’européen est que l’on a été trop vite et trop léger dans l’intégration des nouveaux membres de l’UE, que le Traité de Maesstricht a engendré une rigidité excessive dans un contexte de fluctuation des parités monétaires, que les dettes souveraines sont un mal ancien et favorisé par le clientélisme électoral. Il faudra bien un jour “penser et agir” avec courage.
12 septembre 2011 à 17:03
Je pense que vu la situation, dire que l’on est dans la merde n’est pas une grossièreté, mais un constat…
12 septembre 2011 à 17:23
@ Piau,
De deux choses l’une, soit on se met seul dans la M…, soit on nous y met… et en général ceux qui nous mettent dans la M… le font à dessein… je suis d’accord sur le constat que tu fais… et j’irai même plus loin…
@ l’Auteur
Bel article, mais sur la conclusion, je suis sur ma “fin”… je trouve que bien que la règle décennale proposée semble se vérifier elle est un peu osée…
12 septembre 2011 à 17:41
Votre parallèle avec le sexe des anges est assez pertinent. Vous auriez aussi pu évoquer le “panem et circenses” romain.
Celà étant, je ne partage pas votre analyse sur les méfaits supposés du néo-libéralisme.
Entendons nous bien, il est évident que les pratiques de certaines banques ou le focntionnement des marchés financiers sont hautement critiquables.
Mais pour ce qui est de la situation européenne… le traité de Lisbonne, pas plus que la “constitution Giscard d’Estaing” ne sont d’essence libérale ; d’ailleurs toutes les fondations/think tanks se réclamant du libéralisme s’y sont opposés.
Si la France n’a pas voté un budget en équilibre depuis 35 ans, si la Grèce a truqué ses comptes pendant des années, si l’élargissement européen s’est fait en dépit du bon sens, ce n’est nullement la faute des marchés ou d’un quelconque libéralisme.
C’est la faute (et là je vous rejoins) des élites au pouvoir.
Et, comme nous sommes en démocratie, notre faute à nous électeurs.
Enfin je concluerai sur le fait que rien ne sert d’attendre un quelconque sauveur (et Roland Picard a raison à propos de FDR), mais bien de collectivement prendre conscience de notre situation et de notre devoir. J’avoue malheureusement ne pas voir de solution électorale à court terme.
12 septembre 2011 à 17:57
bravo pour l’article,mais encore un regard lucide qui va se perdre dans le désert.
quand finira t on par dire que le politique n’existe plus depuis la fin des idéologies? guerre froide:ah! la chute du Mur.implosion du capitalisme…
quand dira t on que c’est la planète finance qui dirige et que les “politiques” n’en sont que les vassaux très bien payés et pour cause!
nous sommes “non-gouvernés” par des gens qui ne peuvent avoir d’autre hauteur de vue que leurs propres intérêts!
pas de vision… mais tout et tout de suite!après moi le déluge sauf pour mes enfants car déjà on veut ignorer les petits et encore plus les arriéres..
l’argent n’étant plus un moyen mais un but:la messe est dite.
12 septembre 2011 à 18:04
Ciao,
Bravo pour dire les choses que nous voudrions entendre en boucle ailleurs !
J’estimais lors de l’entrée de la Grèce et du Portugal dans l’Europe que c’était une erreur considérable. Et je ne suis pas grand clerc. L’Europe à 25 ou 26 est aussi une erreur à mon humble avis. On voit une absence de contrôle. Chacun tire la couverture à soi. Ce n’est pas ainsi que ce gère une fédération. Il faut un pouvoir politique vrai et fort. Il faut une politique économique unique avec une monnaie correspondante.
Pourquoi l’euro ne plonge t il pas face au dollar? Serait il aussi dangereux? Le franc suisse s’apprécie jusqu’à asphyxier ce petit pays qui n’en peut.
Oui, nous sommes aveuglés et mal informés, voire désinformés. Comment ne pas voir par exemple dans les printemps arabes l’isolement d’Israël et le danger que cela représente. Comment ne pas voir le djihad en train d ‘exister dans tout le moyen orient. L’intervention en Lybie mettra sans doute au pouvoir une dictature plus retord encore que celle de Kadhafi.
Consternant.
Ciao Bonsoir d’Italie
12 septembre 2011 à 18:44
Cassandre est un dur “métier”. Depuis l’atroce giscard, tout est déjà écrit en france, et ce n’est pas son lointain successeur (le petit !!!) qui arrangera les choses. Matamore n’a fait que du vent, lui a fait de GROS dégats !
Le libéralisme économique, le néo…, l’ultra et toutes ses variantes, a gravement démoli les peuples et la planète. Qui saura faire entendre que l’avidité et la cupidité ont précipité le monde dans la terreur ? Nos enfants pleureront les fautes de leurs parents, comme nous avons pleuré celles des notres. Mais, il est possible que nous ne vivions pas le pire : la BOMBE ATOMIQUE de mon enfance n’a pas encore explosé !!! So long …
12 septembre 2011 à 19:44
N’exagérons rien et ne confondons pas tout. Le traité de Lisbonne concerne le fonctionnement institutionnel qui est neutre à l’égard des politiques menées, alors que l’union monétaire relève du traité de Maastricht dont la logique de convergence n’a pas fonctionné et dont les mécanismes de contrôle ont été désactivés par la France et l’Allemagne en 2003.
Mais ce n’est pas la première fois que la Grèce fait faillite depuis son indépendance au 19ème siècle, et son poids économique dans l’Europe n’est pas suffisant pour couler l’euro : les autres pays européens ont simplement préféré attendre de voir s’ils arrivaient à éviter cette faillite avec des plans de replâtrage. Puisque tel n’est pas le cas, il faudra se résoudre à sortir la Grèce de l’euro car une dévaluation est plus facile à supporter qu’une forte déflation interne. Elle pourra y revenir ultérieurement avec une parité largement diminuée, lorsque son redressement économique sera avéré comme le furent ceux de l’Argentine et du Brésil après la crise des années 1980.
En attendant, ceux qui ont acheté des titres de la dette grecque subiront des moins-values : cela explique les démissions en chaîne de représentants allemands à la BCE, qui ne veulent pas être accusés plus tard de mauvaise gestion.
Mais rien de tout cela n’est dramatique, pas plus qu’une extension de cette procédure au Portugal ne le serait. En revanche, il y aurait une vraie crise de la zone euro si un grand pays comme l’Italie ou l’Espagne devait faire faillite, car le chamboulement de la composition de l’euro et les aides financières à octroyer seraient alors trop importants.
12 septembre 2011 à 19:48
L’Histoire semble sans cesse repasser les mêmes plats mais en fait à chaque nouveau “service” on s’aperçoit qu’au banquet les convives sont de plus en plus ternes et insignifiants. Quid des “hommes d’Etat” à stature internationale du passé ???
On a nommé un président de l’Europe dont la principale qualité est de pondre des haiku… et le fait d’armes le plus marquant d’aller pédaler avec des demeurés séparatistes… dans son propre pays en voie de désintégration…
On est pas sorti de l’auberge avec des tels personnages
12 septembre 2011 à 19:54
Le monde existait avant et continuera de tourner bien après ce fameux “11 septembre”. De petits et de grands évènements sont également arrivés ce jour là. Faites donc un tour par http://bit.ly/q2aD4j la galerie des “AUTRES 11 SEPTEMBRE” pour les découvrir.
12 septembre 2011 à 19:57
merci de ces propos virulent, au milieu de ce brouillard idéologique nauséabond
12 septembre 2011 à 20:20
Article intéressant.. mais trop partisan, nécéssiterait une réponse
Cordialement
12 septembre 2011 à 20:28
Entièrement d’accord avec Mr Saves! les français ne sont pourtant pas dupe de l’incurie de notre classe politique ni de l’affligeante pauvreté de nos médias!
Le problème est ,en effet,qui pour diriger l’avion?
Et ,pendant ce temps ,les chinois sont en embuscade…
12 septembre 2011 à 22:33
Il est trop facile de moquer l’union européenne alors que les hommes politiques ne pensent égoistement qu’à leurs mandats locaux(à quand la fin des cumuls de revenus si éloignés de l”intéret commun) et sont incapables de rassembler les peuples d’Europe sur une vision commune seule capable de permettre à nos descendants de vivre dans un espace de démocratie et de liberté.(à quand un systéme fiscal,un systéme social,une défense communes qui sont les compléments sinon les bases indispensables à une monnaie commune)
vous ne pouvez pas jeter l’euro parce que certains pays membres n’ont pas encore réussi à faire accepter la notion d’impot et de systémes sociaux visant à l’accés d’une majorité à un niveau d”éducation et de santé raisonnable.
la France a d’ailleurs encore du pain sur la planche dans ces domaines(quel entreprise ou ménage survivrait à 38 ans de déficit)
espéront que le courage et la lucidité des electeurs sera plus grande lors des prochaines élections
13 septembre 2011 à 0:04
vous n’êtes pas le seul à faire cette analyse, mais vous en synthétisez très bien les différents aspects, et donnez la profondeur historique.
Nous ne mourrons pas idiots, mais lucides sur ce qui arrive…et après tout (pour moi) c’est cela le plus important …!
13 septembre 2011 à 3:56
Je ne partage pas non plus l’analyse marxiste ou socialiste de l’auteur sur la faute du libéralisme.
Je mettrais la faute de la présente crise, créée avec la création puis l’implosion de bulle immobilière, plutôt sur l’interventionnisme d’État, sur le corporatisme/capitalisme d’État comme on pourrait dire en français (ou le “crony capitalism” au sud de la frontière).
(Rappel: interventions étatiques n’égalent pas libéralisme, bien au contraire
Je mets aussi la faute de cette erreur d’analyse sur le peu de connaissances de l’analyste des fondements économiques (même à 30, 40, 50, 60 ans, il n’est jamais trop tard de prendre un cours d’initiation à l’économie… ou même à l’informatique.)
L’économiste keynésien et célèbre partisan démocrate, Paul Krugman, mentionnait ceci en 2002:
« Pour lutter contre la récession, la Fed doit répondre avec force, nous avons besoin d’augmenter les dépenses des ménages pour compenser la stagnation au niveau des investissements des entreprises. Et pour ce faire, Alan Greenspan, doit créer une bulle dans l’immobilier afin de remplacer celle du Nasdaq .»
Devinez quoi? La banque centrale américaine a réduit les taux d’intérêts à presque rien pour « stimuler artificiellement » le secteur bancaire et, par ricochet, le secteur de la construction.
En prêtant pour presque 0 intérêt aux institutions faisant du prêt, on s’est retrouvé (aux États-Unis, en Espagne, en Islande) à rendre possible - même pour les insolvables - l’accès au prêt hypothécaire.
La famille qui n’avait pas les moyens d’emprunter avant, voyant que les le remboursement du prêt + taux d’intérêts faisaient qu’ils auraient à payer 2000 ou 3000 $ par mois, a pu changer d’idées maintenant que c’était à 400 ou 500 $.
Dès qu’on a dû faire remonter les taux d’intérêts au niveau de la banque centrale, des millions de gens ne pouvaient déjà plus payer les factures. Ils vivaient à crédit.
Qui les a incités à s’endetter? Initialement, la banque centrale - l’État - qui pour « stimuler » des secteurs économiques s’est mis à pomper de l’argent virtuel à qui en voulait bien.
Les banques, sans incitation de l’État, n’auraient pas embarqué là-dedans. Avant que les banques centrales n’existent, elles vivaient en se gardant une réserve, un coussin au cas où …
Avec l’État qui pompe de l’argent et qui t’en redonne plus si tu veux trouver des preneurs, qui n’a pas intérêt à profiter de cette saoûlerie?
Un libertarien élu - ou «sale néolibéral pourri, mangeur d’enfants» pour vous - du nom de Ron Paul a dénoncé ce système. Et, il avait raison, ce système interventionniste a planté.
Bien avant lui, un certain Friedrich August von Hayek - un pur inconnu pour celui qui n’a été instruit qu’à apprécier ce qui se trouve entre Marx, Keynes et Rawls - dénonçait également le même système avant et pendant la Grande Dépression des années 1930.
Il voyait déjà que les interventions étatiques de toutes sortes pour « réguler », « planifier » ou « contrôler » l’économie n’allaient que prolonger la crise. Schumpeter calcula qu’elle a duré de 1929 à 1943 aux États-Unis!
Il a été « ressorti des boules à mites » comme on dit ici que tout récemment. Je vous invite à voir ce vidéo fait pour l’occasion:
http://www.dailymotion.com/video/xcym5r_fear-the-boom-bust-rap-hayek-vs-key_music
13 septembre 2011 à 4:39
Rien ne se perd, rien ne se créée, tout se transforme. C’est le principe de la conservation de la matière énoncé par Lavoisier. Si ce principe s’applique à la matière, il est aussi de mise pour notre système économique. En effet, on ne peut indéfiniment dépenser les deniers de l’Etat sans qu’en contre partie, il y ait des rentrées. Or les pays aujourd’hui en difficultés et ceux qui le seront demain ont mené des politiques sociales dispendieuses. Comparez donc l’âge de la retraite desdits pays avec celui de l’Allemagne. Dans un reportage, j’ai entendu une commerçante grecque hurler sur l’employé du fisc grec parce qu’il lui demandait de s’acquitter du paiement de la TVA vieux de quatre ans. En Suisse, cette commerçante aurait été depuis longtemps mise en poursuite et faute de paiement son affaire mise en faillite.
13 septembre 2011 à 4:59
Bonjour,
N’oublions jamais que la faute originelle est d’avoir fait de l’euro une monnaie unique au lieu d’un faire une monnaie commune.
Sans politique fiscale unique, il ne peut y avoir de politique économique unique, et sans elle, il ne peut y avoir une monnaie unique.
La sagesse voudrait que l’on fasse, il n’est jamais trop tard pour bien faire, de l’euro une monnaie commune dont les monnaies nationales seraient des subdivisions. Avec une marge de fluctuation faible (3%), la spéculation n’aurait aucun profit. L’euro resterait une monnaie de transactions internationales, une monnaie de réserve, un lien majeur entre européen sans placer un quelconque pays dans un carcan sans lien avec ses réalités économiques.
Le temps serait alors donné aux principaux pays pour faire converger leurs politiques fiscales et rapprocher ensuite leurs politiques économiques.
Cordialement
Eric
13 septembre 2011 à 6:14
article interessant et qui démontre l’incapacité des dirigeant actuel à ce sortir de la soumission des financier.
il n’est pas tout à fait exact que personne dénoncent le traités de Lisbonne. (Voir déclaration de jl Mélenchon candidat du Front de gauche) à moins que l’on accepte aussi en France la pipolarisation américaine entre l’UMP et le PS ce qui n’est pas tout à fait la culture politique française.
13 septembre 2011 à 6:43
Le libéralisme sans règles claires laisse la place aux chacals de tous poils. Sarkozy avait tenté de glisser des idées de limites en 2008, vite étouffées par les autres du G20… ET comme nos hommes politiques sont d’un grand courage…. On connait la suite.
Le rousseauïsme consistant à croire que l’homme est naturellement bon mais corrumpu par la société me fait hurler de rire. Les traders n’ont aucunement changé leurs bonnes habitudes, les banquiers et les grands chefs d’entreprise non plus. Le fric à court et moyen terme est leur motivation profonde. La préservation d’une société et de ses citoyens, le cadet de leurs soucis. La Grèce a été complètement déraisonnable dans sa gestion, et ce, avec la bénédiction des banques qui lui ont prêté sans compter. Aujourd’hui la facture arrive et tout le monde panique. Idem pour l’Irlande, l’Espagne, le Portugal, l’Italie et enfin la France. Je ne vois qu’un énorme schisme à l’horizon. L’Allemagne n’a pas besoin de “nous”. L’Europe est devenue pour elle un boulet. Et comme dans les temps difficiles le chacun pour soi est une valeur sûre, nous voilà rassurés pour l’avenir du grand rêve européen.
13 septembre 2011 à 7:41
Article très bien écrit.
Il est de plus en plus évident que l’information est de plus en plus filtrée et que les JT de 20 heures nous déversent des flots de nouvelles aussi peu intéressantes les unes que les autres. Pour être vraiment informé, rien de mieux que de lire les journaux étrangers. Bizarre non !!!!
Il est également de plus en plus évident que nos dirigeants sont dépassés par les évènements. Il était pourtant facile de prévoir que jouer à 27 au sein de l’Europe n’était pas gagné d’avance. Lors de la 5ème vague d’élargissement de l’Europe en 2004 et 2007, il aurait été préférable de consulter les citoyens de l’UE et d’organiser un referendum (plus facile que pour le traité de Maastricht…). La capacité d’absorption aurait été analysée différemment et aujourd’hui, l’Europe aurait peut-être les reins un peu plus solides.
Et puis que font les instances européennes ? Elles sont absentes du débat. Le problème de la Grèce et les autres pays à venir ne doivent-ils pas faire l’objet de réunions spécifiques sur le sujet ???? Y a-t-il un pilote dans l’avion ? Etait-ce à Sarkosy ou à Angela Merkel de lancer à eux seuls des idées pour lutter contre la spéculation boursière. Une autre preuve que notre pauvre Europe manque d’unification… et de concertation probablement. Des G7, G8 ou G20, il n’en ressort pas grand chose. Il est probablement plus facile d’utiliser la langue de bois que de prendre de vraies décisions communes.
13 septembre 2011 à 8:00
Article très intéressant…
13 septembre 2011 à 10:54
Je ne reviens pas sur le fond de l’article avec lequel je suis entièrement d’accord, mais j’ai pu constater que l’auteur a fait la même observation que moi concernant les siècles; ceux-ci ne commencent pas à l’année 1 mais vers les années 14/15.
Donc il nous restent à attendre 3 à 4 ans pour savoir exactement ce que nous réserve ce 21è siècle, à moins que nous ne disparaissions tous en ce 21 décembre 2012 (ce que nous ont prédit les mayas !!!!).
En attendant nous pouvons rêver que les prochains dirigeants européens qui vont arriver reprendront enfin la main contre “les voyous internationaux” qui jouent à la roulette avec nore argent.
13 septembre 2011 à 11:07
les politiciens incompétents ( un pléonasme) ne sortiront pas grandis de cette affaire grecque !
Et de ce qui va suivre
Après ils seront surpris que l’on clame “Tous pourris !” Ils ne font rien pour que cela change
Ceux d’aujourd’hui ceux d’hier et n’oublions pas ceux d”avant hier
13 septembre 2011 à 12:53
Très pertinent et d’une rare clarté d’énonciation…
Une faiblesse tout de même : le rapprochement anachronique, péché mignon des historiens qui ne peuvent pas s’empêcher de dire “nous sommes en 1914″, ou “en 1929″, ou pourquoi pas “en 1815″ (je propose également “en 329 av JC” et ce n’est pas une blague); ces symétries dramatiques n’éclairent rien du tout et ne valent guère plus cher que les commémorations ad nauseam si justement stigmatisées par l’auteur; les historiens sont d’ailleurs bien placés pour le savoir, mais le plaisir de jouer avec les dates est le plus fort, sans doute parce que, comme le fameux scorpion, ils ont ça dans leurs gènes !
13 septembre 2011 à 13:28
Comment l’Europe a accepté la Grèce comme nouveau membre sans avoir vérifié la qualité des comptes que le gouvernement de l’époque présentait?
Certains économistes le savaient. Faut-il croire que l’U.E est dirigé par des incompétents ?
Ou, alors, mais seule une poignée d’esprits plus éclairés croient que c’était voulu !!
On nous a fait croire que l’Europe allait apporter le bonheur absolu à tous les peuples. Cela a plutôt servi à caser des milliers de petits politiciens dans un immense fromage qui les nourrit à nos frais !
On laisse encore entrer des pays de l’est avec des systèmes économiques hérités de l’ex “très glorieux communisme”
Petite citation attribuée à :
Nous vivons dans un pays superbe. Il nous suffit juste de
nous débarrasser des gangsters qui détiennent le pouvoir
et l’affaire est réglée.” Citation du Fondateur de la Banque
des pauvres du Bengladesh
Et, cerise sur le gâteau, l’Europe ne cesse de donner des milliards à des pays qui ne font même pas partie de l’U.E. !!
c’est DE LA FOLIE TOTALE !
JE VOTE PAR CIVISME, MAIS AVEC DE PLUS EN PLUS DE DEGOUT !
13 septembre 2011 à 15:03
Vous ne pouvez pas dire qu’aucun homme politique ne dénonce les traités qui ont mis l’Europe dans cet état. Lisez ou relisez le remarquable livre de Monsieur Chevènement. Il n’est tendre avec aucun des protagonistes responsables. Par ailleurs, le refus par les français du projet de traité constitutionnel n’a pas empêché une majorité de Députés et Sénateurs d’accepter le traité de Lisbonne. Ce déni de démocratie laissera des traces pour longtemps. En un autre temps une petite minorité avait refusé les pleins pouvoirs à Pétain. La mécanique est la même ; on connait les conséquences du vote de 1940. On n’est qu’au début de celles de 2007.
13 septembre 2011 à 15:55
Bravo pour l’article .C’est toujours la même chose : IN MEDIO VIRTUS . Et ce n’est pas nouveau . Un peu de libéralisme, un peu d’Etat et des vrais fonctionnaires impartiaux qui maintiennent l’église au milieu du village .
Nous avons exactement le contraire . C’est à pleurer !!! Et encore merci pour vos articles de fond , passionnant .
14 septembre 2011 à 2:22
Même si je suis en général d’accord avec vos commentaire je trouve que vous (Herodote) faites de plus en plus du journalisme (sans le recul du temps- 50 ans au moins disent beaucouip d’historiens sérieux)) plutôt que des presentations Historiques. Avec gentillesse je vous rappelle que nous sommes abonnés à Herodote, une feuille qui presente l’Histoire. Je doute que le futur avalisera toutes les opinnions que je peu lire dans les articles de journalisme de votre publication. Je compte sur vous pour me présenter une vision claire , comparée, impartiale, et bien pensée de notre Histoire commune.
Si je me suis fourvoyé, excusez moi et dites le moi. L’Histoire par Herodote n’est pas un lavage de ceerveau ou une tribune politique n’est-ce pas?
14 septembre 2011 à 5:55
Bravo pour cet article pertinent.
Incompétence de nos dirigeants …. et, que voter en 2012 !!! A quand un Homme fort (ou une Femme) au pouvoir et qui ne pense qu’à gouverner(et non pas gesticuler) et à améliorer la vie quotidienne de son peuple et non pas “ne profiter que pour lui et sa Cour”.
16 septembre 2011 à 14:52
Je suis en accord avec Yves Labbé que je salue. Vos aphorismes naïfs sur la misère du temps présent n’ont rien à voir avec votre vocation première. La crise d’aujourd’hui, parlez nous en dans quelques années!
16 septembre 2011 à 15:10
qu il est bon d entendre un authentique message qui ne fait pas des citoyens que nous sommes , des personnes chloroformées aus insignifiances des médias. merci à lauteur et longue vie à Hérodote. m blain québec
17 septembre 2011 à 12:19
Pauline:
admirablement bien observé !
dirigents incompétents et rien en face….
merci à Hérodote
18 septembre 2011 à 22:54
Dieu n’a pas créé toutes les crises économiques égales. Celle de 1929 était une des crises de surproduction classiques étudiées par Marx dans le «capitalisme sauvage» du «laisser faire» d’Adam Smith. La résolution préconisée par John Maynard Keynes était le « capitalisme régulé» par des interventions de l’État régulateur, régleur et régisseur des processus économiques. Un des deux produits d’exportation canadien avec le basket Ball et conseiller économique Roosevelt et Kennedy, John Kenneth Galbraith a continué avec les technostructures de l’État providence dont les dépenses budgétaires étaient consacrées principalement au bien-être social.
La crise économique présente est une crise des gestions budgétaires dont les dépenses publiques sont plus grandes que les rentrées par les taxations. Il est étonnant que les solutions proposées se rapportent principalement à l’austérité dans la diminution des dépenses pour les services publics plutôt qu’à l’augmentation des revenus de l’État par une plus grande équité de l’imposition dans l’échelle des impôts.
Comme le prestidigitateur, il s’agit de détourner l’attention sur l’essentiel.
19 septembre 2011 à 17:49
cet article baigne dans le noir pessimisme ambiant, facile constat qui aurait gagné par une partie plus positive. A jouer Cassandre on ne peut que faire empirer le malheur. Il est heureusement des spécialistes donnant d’autres pistes…
27 septembre 2011 à 5:13
Je n’épiloguerai pas sur les commentaires ci-dessus….mais un constat s’impose : que de fautes d’orthographe….et de syntaxe ! Notre belle langue, comme beaucoup d’autres choses, est bien mal traitée, c’est regrettable. Et ne me dites pas que cela n’a pas d’importance : la façon de s’exprimer, la façon d’écrire sont le reflet de notre société.
27 septembre 2011 à 6:59
Impossible de faire le moinde commentaitre bien étayé sans avoir lu le livre.
27 septembre 2011 à 9:39
Je trouve trés bien de faire un parallèle entre les structures économiques d’un pays et ses aspects culturels. Ce qui nous paraît rationnel et allant de soi n’est bien souvent que le résultats de choix subjectifs. Par exemple le zéro inventé en Inde à partir d’une vision particulière du vide. La technique qui se présente comme rationnelle n’est pas non plus exempte d’influences culturelles.
27 septembre 2011 à 23:16
“aucune personnalité politique ne se hasarde à mettre en cause…” et patati et patata : des qui vont être fumasses, c’est les le Pen père et fille, d’être en somme traités de non-personnalités par ce bon Monsieur Savès ! “aucune personnalité politique”, vous avez bien lu !