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Les têtes maories ne sont pas des biens culturels

Ce 9 mai 2011, une tête maorie du muséum d’Histoire naturelle de Rouen est restituée à son peuple. Elle sera inhumée selon les rites coutumiers en Nouvelle-Zélande.

Les autres têtes maories des musées français (une quinzaine) devraient à leur tour regagner leur pays d’origine.

Cela mettra fin à issues d’un trafic vieux de plus de deux siècles.

Jean-Michel Tobelem, spécialiste en muséologie, nous présente les enjeux patrimoniaux de ces restitutions…

Les restes humains ne sont pas des biens culturels

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9 commentaires pour “Les têtes maories ne sont pas des biens culturels”

  1. vincent PETIT dit :

    Le statut des objets chinois volés lors du “Sac du Palais d’Eté” à Pékin en 1860 (et dénoncé aussitôt par victor Hugo) exposés depuis, à l’initiative de l’impératrice Eugénie, au chateau de Fontainebleau, devrait faire l’objet d’un réexamen : pourquoi ne pas en reconnaitre la Chine comme en étant le légitime propriétaire et la France comme simple dépositaire ?

  2. Alain VERGNAUD dit :

    Hormis les oeuvres d’art produites par un artiste pour être vendues ou des oeuvres vendues volontairement par leurs proriètaires légitimes. Que peut-on garder ?? Tout ce que Napoléon a ramené de ses campagnes doit-il être restitué ? Si la réponse est non, en vertu de quel principe juridique ?
    A l’extrême, une sculpture religieuse chrétienne du moyen âge exposée dans un musée européen ne devrait-elle pas être replacée dans son milieu d’origine car appartenant d’abord à une communauté spirituelle qui lui a donné “vie” ?
    Quid de restes d’hommes préhistoriques retrouvés dans des tombes avec des indices de rituels d’inhumation ?
    Des principes clairs et internationalement reconnus doivent être énoncés.

  3. Phil dit :

    Les restes humains contenus dans les collections égyptiennes (Louvre, British Museum…) ou les ‘têtes réduites’ de l’Amérique du Sud peuvent faire l’objet d’une analyse identique. Il reste à trouver un moyen de réaliser des supports respectueux mais fiables (vidéo, imagerie, moulages) pour la transmission de la connaissance.

  4. Ms Claude de Lieven dit :

    Il est grand temps que cela se fasse et pendant que vous y êtes si vous avez des reliques d’aborigènes australiens n’hésitez pas d’en faire autant. J’imagine d’ici le scandal si les allemands (des 2 guerres) avaient ramené des reliques française chez eux!
    Merci

  5. Dr. Thanh H. Vuong dit :

    Les restes humains conduisent aux notions de “relique” et “profanation”. Ils sont deséléments cultuels et non pas des objets culturels.

  6. Mireille dit :

    Dire seulement mon étonnement… pendant que Monsieur Jean-Michel Tobelem, gestionnaire, diplômé d’études politiques s’occupe de CULTURE… les diplômés de la culture sont au chômage…

  7. Monnier dit :

    Entièrement d’accord avec MM. Petit et Vuong.
    Je ne m’appesantirai pas sur le mépris imbécile d’hommes de science qui étaient avant tout des idéologues; étonne tout de même qu’il ait fallu attendre le début du 21ème s. pour restituer ou commencer d’envisager à restituer: quoi que cela implique par ailleurs. Le goût pour la rapine a consirablement, durablement, déprécié l’ ‘universalisme’ européen.

  8. Pierre Gascard dit :

    D’où nous vient cette rage de démolir la culture, la religion et de s’approprier la richesses des autres peuples ???

  9. Daniel Sauvaget dit :

    excellente mise au point.
    Sur un plan plus large que l’affaire maorie : dans la mesure où ce sont les sociétés dominatrices (notamment par la colonisation par diverses formes d’impérialisme) qui se sont “attribuées” des matériaux en tout genre significatifs de civilisations du passé et de sociétés autres (dites primitives), souvent par la violence, il est normal qu’une juste compréhension de l’Histoire et de l’ethnographie induisent des restitutions - surtout dans un monde moderne où les moyens de reproduction/conservation des traces, objets, sites, ne manquent pas.

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