PSA Peugeot Citroën, deuxième constructeur automobile européen derrière Volkswagen, est atteint de plein fouet par la désindustrialisation qui affecte la France. Suite à un recul de sa valeur boursière de plus de 40% depuis le début de l’année, le groupe familial est éjecté du CAC 40 (les quarante principales capitalisations boursières de la Bourse de Paris).
Avec un recul des ventes annuelles en-dessous de 3 millions de véhicules (3,6 millions en 2010) et un outil de production dramatiquement sous-utilisée, la direction décide de fermer l’usine d’Aulnaye-sous-Bois (8000 postes supprimés à l’horizon 2014).
Cette crise industrielle occasionne un bras de fer avec le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg. Le droit du travail et les lourdeurs françaises sont mises en cause… Pas une fois cependant n’est évoquée la monnaie unique qui prive les industriels français et leurs homologues italiens de toute protection monétaire face à leurs redoutables concurrents allemands.
À défaut de mieux, l’entreprise n’exclut pas d’entrer dans le giron de son deuxième actionnaire, General Motors, à moins d’un regroupement avec Opel, filiale déficitaire du groupe américain.