Ce 4 avril 2011, Haïti s’est officiellement donné un nouveau président de la République en la personne de Michel Martelly (50 ans).
L’heureux élu a emporté le deuxième tour de l’élection haut la main avec les deux tiers des suffrages. Surnommé «Sweet Micky», c’est un chanteur populaire de 50 ans, sans culture politique, qui appartient à la bourgeoisie métisse et a figuré parmi les sympathisants de l’ancien dictateur Duvalier.
16 mois après le séisme qui a dévasté la capitale Port-au-Prince, cette élection laisse mal augurer de l’avenir du pays le plus pauvre de l’hémisphère américain.
Quand il s’est agi de reconstruire le pays après le séisme, la bourgeoisie et les médecins haïtiens se sont inscrits aux abonnés absents tandis que le petit peuple a confié son sort aux organisations caritatives étrangères. De sorte qu’aujourd’hui, tout reste à faire, y compris le simple déblaiement des ruines…
Vu les carences des élites haïtiennes autant que des ONG, on voit mal comment ce pays surpeuplé de dix millions d’habitants pourrait s’en sortir.
Une solution encore jamais envisagée pourrait toutefois émerger à moyen terme : la réunification de l’île de Saint-Domingue en un seul État qui regrouperait Haïti et la République dominicaine, laquelle est aussi peuplée que son voisin mais incomparablement mieux gouvernée…
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