Nos lecteurs ont identifié sans équivoque le principal événement géopolitique de cette année 2010 : la crise européenne, qui ébranle l’un après l’autre les pays les plus faibles de l’Union et la monnaie elle-même.
Soulignons par ailleurs l’émergence, en 2010, de la Turquie. Dédaigneux de l’Union européenne, ce pays affiche une diplomatie indépendante, avec l’Iran et contre Israël. Son économie en pleine croissance lui vaut d’être classé aux côtés des grands pays émergents.
Dès juin 2010, nous avons désigné le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan personnalité de l’année 2010. Populaire dans son pays, Erdogan, bien que Turc, l’est aussi dans les pays arabes où il offre un modèle de démocratie vigoureuse, respectueuse des intérêts nationaux et de l’identité religieuse (tout le contraire des démocraties européennes actuelles).
Il se présente au début 2011 comme le seul homme d’État d’envergure du pourtour de la Méditerranée, sans comparaison aucune avec les dirigeants sans vision des trois grands pays de l’ouest (Espagne, France, Italie).