Herodote.net

Le Flash d’Hérodote

chaque fois que l’actualité de l’Histoire le justifie

Archive pour juin 2008

Galilée et Mahomet à l’école

Dimanche 29 juin 2008

Dans l’essai : Réveille-toi Jules Ferry ils sont devenus fous, l’enseignant Emmanuel Davidenkoff (Oh ! Editions, 2006) laisse glisser quelques malheureuses coquilles :

Galilée : page 82 : « - jusqu’à Galilée, l’humanité était persuadée que la Terre était plate… »
Cette erreur de première grandeur est décidément tenace !

Mohamed : page 90 : « Mohamed est le nom que les musulmans emploient, Mahomet est le nom que les chrétiens avaient donné au prophète à l’époque… »
Rappelons que le prophète de l’islam s’appelle Mohamed en arabe, Mehmet en turc (dont nous avons fait Mahomet), Mamadou dans les langues sahéliennes, Muhammad en anglais,…

Franck Ferrand raconte… François 1er et son époque

Dimanche 29 juin 2008

Franck Ferrand, chroniqueur sur Europe 1 et auteur de plusieurs livres d’histoire, raconte pour Herodote.net François 1er et la Renaissance

Il a publié La Régente noire (Flammarion, 2007). Ce premier tome d’une saga consacrée à la Cour des Dames raconte à la façon d’un roman le conflit entre Louise de Savoie, mère du roi, et le connétable de Bourbon. Le deuxième tome, Les Fils de France (Flammarion, 2008), est centré sur le différend entre Anne de Pisseleu et Diane de Poitiers…

Écouter (35 minutes) :

Franck Ferrand raconte… François 1er et la Renaissance

Le nom de la Rose ne fait pas son âge

Samedi 21 juin 2008

Nom de la RoseUmberto Eco s’est acquis une célébrité universelle avec son roman historico-policier : Le nom de la Rose (titre original : Il nome della rosa, 1980). Jean-Jacques Annaud en a tiré en 1986 un film à grand spectacle avec Sean Connery dans le rôle de l’enquêteur-inquisiteur Guillaume de Baskerville.

Le roman, plein d’érudition, est superbe et passionnant, tout autant que le film,… à un détail près : l’action est censée se situer en l’an de grâce 1327, dans le scriptorium d’une abbaye entre Provence et Ligurie, où des moines se consacrent à la rédaction de manuscrits. Or, les monastères d’Occident ont abandonné la confection des manuscrits à des ateliers laïcs dès les années 1200. Quand commence le roman, les scriptoria monastiques comme celui-ci ont donc disparu depuis plus d’un siècle !

Cette erreur est d’autant plus dommageable qu’il eut suffi à l’auteur de quelques arrangements mineurs pour déplacer l’intrigue romanesque du Nom de la Rose au milieu du XIIe siècle, chez les cisterciens, quand s’achevait la réforme grégorienne et que prenait son essor l’hérésie cathare…

Qui plus est, la représentation misérabiliste par Jean-Jacques Annaud de l’abbaye, de ses moines et de ses serfs, eut paru plus plausible à cette époque-là qu’au début du XIVe siècle, à la fin du «beau Moyen-Âge»