Le 31 octobre 2010, le second tour des élections présidentielles confirme l’élection de Dilma Rousseff (63 ans) à la tête du Brésil.
Fille d’un avocat bulgare, militante communiste arrêtée et torturée sous la dictature, économiste de renom, la nouvelle présidente a obtenu l’investiture du Parti des Travailleurs grâce au soutien actif de son prédécesseur, qui est aussi son mentor, Luiz Inácio Lula da Silva.
Celui-ci quitte le pouvoir au zénith de la popularité.
Au terme de ses huit années de présidence, le pays semble enfin engagé sur la voie de la modernité et de la prospérité, prêt à faire mentir le dicton selon lequel «le pays a un bel avenir devant lui… toujours devant lui !».
Charmeur mais aussi habile et adepte de la Realpolitik, Lula a fait de son pays un acteur de premier plan sur la scène diplomatique en nouant des relations cordiales avec presque tous les chefs d’État de la planète.
Il n’a pas craint de défier les Occidentaux en tissant un partenariat avec le Turc Erdogan, dont la démarche est assez similaire à la sienne, et l’Iranien Ahmadinejad.
Il a gentiment berné le président français Sarkozy avec sa promesse d’acheter des avions Rafale contre le souhait de son état-major mais son départ rend cette promesse caduque ; il a aussi habilement attendu le dernier jour de sa présidence pour refuser l’extradition du terroriste criminel Battisti, réclamée avec insistance par la justice italienne…
Jeunesse du Brésil